‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 148 sur 334 · Michée, vi · texte numérisé non relu

Michée, vi

4. Sur ce nom, qui parait une forme écourtée de Daalezbel (quacumBaal cohabitavit), voyez Corpus inscr. semit., Impartie, n° 158.

[885 av. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. 257

l'entraîna, dit-on, au culte de Baal, ou plutôt des Baalim (Baal adoré sous différents noms, Baal- Hamon, Baal-samaim^ etc.). Ce qu'il y a devrai, sans doute, c'est que, pour l'usage d'Izébel et de ses Tyriens, il éleva un temple de Baal. à Samarie *. Les sacrifices s'y faisaient sur un autel placé devant le temple, et cette circonstance était d'autant plus frappante, que Iahvé n'eut jamais, à ce qu'il semble, de temple à Samarie.

Dans la même ville, s'éleva bientôt un aséra ou astartéïon. « Les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d'Astarté, qui mangent à la table d'Izébel "2 », sont sûrement une exagération. Mais on conçoit que ces sacerdoces tyriens, organisés avec pompe, aient causé aux partisans de Iahvé d'étranges colères. Le culte de Iahvé (et c'était là sa beauté) avait quelque chose de rustique, qui devait déplaire à des personnes d'un sens religieux superficiel. Ethbaal , le père d'Izébel, avait, à ce qu'il paraît, été prêtre d'Astarté3; la fille put être accompagnée à Samarie par toute une clientèle sacerdotale. Les

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