‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 172 sur 334 · Amos, ni · texte numérisé non relu

Amos, ni

5. Son vrai nom peut avoir élé Hadadézer (Schrader, p. 201), par la loi d'atavisme des noms propres.

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royaume du Nord avec une des armées les plus fortes qu'on eût vues en ces parages. Il avait trente-deux rois dans son armée et une cavalerie redoutable. Benhadad marcha victorieusement sur Samarie. Achab parlementa, accepta d'abord d'assez rudes conditions. Les prophètes s'en mêlèrent. Une vigoureuse sortie des gens de Samarie décida du sort de la première campagne.

Benhadad se retira, bien décidé à revenir et à engager la lutte, non dans les régions montagneuses comme Samarie, où sa cavalerie ne pouvait se déployer, mais dans la plaine de Jezraël. « Leurs dieux sont des dieux de montagnes, lui dirent ses officiers; c'est pour cela qu'ils nous ont vaincus, Attaquons-les dans la plaine; sûrement nous les vaincrons. » On lui donna un conseil beaucoup plus politique, en l'engageant à remplacer ses trentesix rois par autant de pahot, ou fonctionnaires sous ses ordres, c'est-à-dire à fortifier son organisation militaire, à peu près comme nous l'avons vu faire de nos jours dans l'empire allemand.

Un an après, en effet, Benhadad marcha de nouveau avec ses Araméens et prit positions dansAfeq, près de Jezraël *, où résidait Achab. La plaine, lar-

[ 1. On doute de l'idendité des deux Aphek, I Sam., xxix, 1, et

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gement ouverte en cet endroit, était favorable aux Araméens ; les Israélites furent pris de grandes hésitations. Les prophètes iahvéistes soutenaient que Iahvé était un dieu de plaine aussi bien qu'un dieu de montagnes, et poussaient à la bataille. Achab, plus prudent, traita sur la base du statu qao ante bellum. Benhadad II rendit les places que son père avait prises à Omri, et donna aux Samaritains dans Damas des quartiers francs comme les Damasquins en avaient dans Samarie. Les prophètes, ou plutôt les affiliés de cette congrégation dangereuse, furent mécontents et signifièrent au roi par divers apologues en action qu'il avait mal fait de ne pas exterminer tous les Syriens *.

Josaphat, à Jérusalem, était dans de bien meil leurs termes avec les hommes de Dieu. Il eut en même temps le grand bon sens de vivre en paix avec le roi de Samarie. L'alliance des deux rois fut scellée par le mariage d'Athalie, fille d'Omri, avec Joram, fils de Josaphat 2. Trois ans s'étaient écou-

1 Rois, xx, 26, 30. La circonstance alléguée par les prophètes porte à croire que l'Aphek ici en question était dans la plaine de Jezraèl. C'était Pendroit ordinaire des rencontres entre les Israélites et les Damasquins. Il Rois, xm, 17.

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