Mot inintelligible, texte défectueux
[1025 av. J.-G.J L E R 0 Y A U M E U N IQ U E. 23
Alors les hommes de David lui firent ce serment: « Tu ne sortiras plus désormais avec nous pour la bataille, de peur que le flambeau d'Israël ne vienne à s'éteindre. »
Et il y eut encore après cela un combat à Nob i avec les Philistins. Alors Sibbekaï, de la famille de Housa, tua Saf, homme de la race des Refaim.
Et il y eut encore un combat à Nob 2 avec les Philistins, et Elhanan fils de Dodo, de Bethléhem, tua Goliath le Gattite, qui avait une lance dont le bois était de la longueur d'une gaule de tisserand.
Et il y eut encore un combat à Nob, et il y eut là un géant, et les doigts de ses mains et les doigts de ses pieds étaient six et six : en tout vingt-quatre. C'était aussi un fils des Refaïm, et il injuriait Israël, et Jonathan, fils de Siméa, frère de David, le tua. Ces quatre étaient nés de la race des Refaim, à Gath, et ils tombèrent par la main de David et par la main de ses gens.
J. Le texte porte Gob ; mais il n'y a pas de localité de ce nom.
2. Le texte porte Gath, leçon invraisemblable, pour Gob ou Nob. Le passage paraît avoir pour but de relever toutes les batailles philistines qui eurent lieu à Nob.
CHxVPITRE III
KOLE DES PHILISTINS DANS L'ORGANISATION D'ïSRAEL.
Ces notes d'une épopée qui n'est jamais arrivée à sa pleine éclosion nous donnent, de la vie héroïque d'Israël au onzième siècle avant J.-C, un tableau qui ressemble singulièrement à celui que nous offrent les poèmes homériques de la vie héroïque des Hellènes vers le même temps. Une telle ressemblance vient peut-être en partie de ce que les Philistins, qui furent^ dans l'ordre des choses militaires, les maîtres d'Israël \ étaient eux-mêmes une peuplade d'origine carienne ou Cretoise, très analogue aux Pélasges, et que certains rapprochements mettent en rapport avec les bandes du cycle troyen2. L'autre épopée d'Israël, celle de Samson,