II Rois, IX, 2 et suiv., source relativement historique
314 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [860 av. J.-C.J
Élie lui-même qui désigne Jéhu pour l'onction sainte 4. Partout où entrent Élie et Elisée, la fable entre avec eux. Elisée cependant pouvait vivre encore, et le récit qui lui attribue une part dans l'avènement de la nouvelle dynastie paraît avoir sa part de vérité-.
Jéhu, sûr de la connivence des officiers de l'armée de Ramoth-Galaad, partit pour Jezraël et fit en toute hâte sur son char les huit ou neuf lieues qui l'en séparaient. Aucun bruit de la conspiration n'était arrivé en cette ville. Ce fut la sentinelle de la tour qui signala l'approche du danger. Les deux rois sortirent sur leurs chars, et, au moment où Joram d'Israël criait à son allié : c Trahison, Ochozias ! » Jéhu banda son arc et frappa le souverain d'Israël, en pleine poitrine, d'une flèche qui lui traversa le corps. Joram s'affaissa et mourut sur-le-champ.
S'il n'y avait eu dans la conspiration que le fait