Genèse, xxin (voir Dillmann
|830av.J. C.J LES DEUX ROYAUMES. 393
l'imagination enfantine des pâtres de Sichem et deDothaïn.
Dans les récits relatifs à Moïse, le rédacteur hiérosolymite ne s'écartait que dans les détails du récit israélite. Il semble avoir été beaucoup moins porté aux amplifications. Gomme son confrère du Nord, mais sans entente avec lui, il envisageait l'apparition du Sinaï comme la dernière et définitive alliance de Dieu avec le peuple élu. Le grand mémorial de ces événements miraculeux, c'est la Pâque; or la Pâque pour notre auteur suppose la circoncision et la consécration des premiersnés r. Le cantique après le passage de la mer Rouge paraît avoir appartenu au recueil hiérosolymite2. C'est un morceau brillant, d'une rhétorique un peu banale, composé sur le modèle des anciens cantiques, où l'on sent la composition artificielle et le pastiche.
L'élohiste traitait ainsi les mêmes sujets que le jéhoviste; mais il les traitait selon son esprit, utilisant les listes généalogiques qu'il avait entre les mains3, suivant son goût pour une précision plus