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414 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [825 av. J.-C.]
à la porte de l'Angle1. Ii prit l'or, l'argent, les vases du temple et du palais royal, se fit donner des otages et retourna à Samarie.
Une telle conduite, si peu en accord avec la férocité des mœurs militaires du temps, montre que le sentiment de fraternité des deux peuples durait toujours. La conduite de l'armée judaïte à Beth- Sémès le prouve mieux encore. L'armée de Juda ne voulut pas se battre contre des frères pour satisfaire le sot amour-propre de son souverain. Ce qui, d'un autre côté, est bien remarquable2, c'est que Joas d'Israël traite le temple comme un édifice qui n'a pour lui aucun caractère religieux, enlève tous les trésors métalliques, n'y fait aucun L sacrifice à Iahvé. La séparation dans le culte était devenue absolue, bien que, pour les écrits, il y eût une sorte de communauté entre les deux fractions du peuple.