‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 258 sur 334 · Amos, v, 27; vi · texte numérisé non relu

Amos, v, 27; vi

2. Phrases répétées d'un livre à l'autre (comp. Amos, i, 2, et Joël, lv, 16; Amos, îx, 13, et Joël, iv, 18) ; mêmes analogies avec Job dans les deux; même horizon politique. Les -objections que l'on fait contre l'ancienneté de Joël porteraient également contre Amos; or on ne doute pas d'Amos. Il n'y a aucun avantage critique à supposer le chapitre iv ajouté après la captivité. A partir du v. 4, une telle hypothèse ne s'applique plus ; on rentre dans l'horizon pré-assyrien. Se rappeler les observations cidessus, p. 439, note 1.

3. Joël = « Io est El », Io et El c'est la même chose. Pelhuèl = « le simple ou le crédule d'El », celui qui est comme u-n enfant, comme un disciple entre les mains d'El, qui ne sait rien que ce que El lui apprend. Comp. Lemnël (Prov., xxxi, 1). Notez le goût

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de Joël comme une suite de celui d'Amos. Une invasion de sauterelles, suivie de sécheresse, fut l'occasion de ce morceau singulier {. Les envahisseurs sonï peints en un style qui rappelle la description de Béhémolh et Léviathan dans Job, et que, plus tard, l'Apocalypse chrétienne a imité2. L'auteur voit dans le fléau l'annonce du jour de Iahvé. Ce qui n'est qu'indiqué dans Amos^ est longuement développé ici. Iahvé exerce ses jugements par les accidents extérieurs; tout accident de ce genre, dans la pensée du prophète, est l'apparition d'un juge vengeur; toute catastrophe naturelle a une cause morale et vient de Dieu. irrité. Le fléau n'est pas un élément que l'on conjure ; c'est l'acte d'un être suprême ; or un être suprême, bien différent d'un Neptune, d'un Apollon, d'un Indra, ne peut obéir qu'à un mobile moral. Les fléaux sont ainsi les avantcoureurs de la justice divine. Le bruit de la nuée de sauterelles, c'est la voix de Iahvé, c'est Iahvé lui-même entrant en scène. Les sauterelles sont

de notre auteur pour les noms symboliques, EDCnrp pD>, pD^ ynnn, analogues à ceux d'Osée. L'absence de date dans le titre, fait contraire aux habitudes de l'ancienne littérature prophétique, s'explique bien avec notre hypothèse.

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