‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 261 sur 334 · Allusion à des événements inconnus · texte numérisé non relu

Allusion à des événements inconnus

4. Cf. Zach., ix, partie très, ancienne. V. ci-après, p. 461. Comparez pour la traite des blancs, ci-dessus, p. 426-127, coïncidence bien forte pour l'authenticité de Joël.

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jusqu'au premier siècle de l'ère chrétienne; elles seront la source du plus extraordinaire des mouvements religieux. Si Ton s'étonne de les trouver complètement exprimées à une époque reculée, nous répondrons que ces idées étaient un fruit si naturel des principes les plus enracinés d'Israël sur la justice de Dieu et la mortalité essentielle de l'homme, qu'elles devaient éclore dès le moment où Israël arriverait à la réflexion. C'était l'équivalent du système de réparations tardives que d'autres races ont conçu sous la forme de l'immortalité de l'àme. On trouve ces idées, que les théologiens appellent eschatologiques, dans les parties authentiques d'Isaïe, et certainement Isaïe ne les avait pas inventées. Nous ne sommes donc pas surpris que les compilateurs du volume prophétique, au vie ou au ve siècle avant. Jésus-Christ, fouillant dans les registres de l'ancien prophétisme, y aient trouvé des pages offrant une frappante analogie avec les brillantes déclamations des prophètes plus récents et qu'ils aient copié avidement ces morceaux pour en grossir leur recueil.

L'horizon politique est, en pareil cas, le véritable critérium pour juger de l'âge des morceaux1. Quand

1. Voir mon étude inséréa dans le Journal des savants, nov. 1888.

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il n'est pas question de l'Assyrie, que le prophète est uniquement préoccupé des pelites guerres entre les peuples voisins d'Israël, dans les limites de Tyr et de Damas, on peut être sûr qu'on a devant soi un morceau de la vieille école. Ainsi nous rapportons aux temps de Jéroboam II ou d'Ozias une page qui nous est venue sous le nom probablement symbolique de Obadiahou (le serviteur de Iahvé)1. Le pays d'Édom est le point de mire de ce publiciste ardent, qu'une défaite passagère a humilié, mais qui n'en est pas moins sûr des triomphes à venir. Chaque année, des complications nouvelles s'élevaient entre Juda, Israël, Édom, Moab, Ammon; il serait donc presque superflu de vouloir trouver le moment précis auquel se rattache un tel morceau. La haine entre ces peuples était toujours la même ; la violence des déclamations, la même aussi. Comme la diatribe en question parlait éloquemment du « jour de Iahvé sur tous les peuples » et des revanches futures d'Israël2, on lui donna place parmi les extraits prophétiques. Il semble résulter d'un passage de ce petit écrit que, dans une des aventures

1. C'est le prophète qu'on nomme Abdias. 11 est remarquable que le nom du père n'est pas donné, non plus que le lieu de naissance.

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