‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 70 sur 334 · Baalath = Baalbek · texte numérisé non relu

Baalath = Baalbek

3.Amos, vi, li; vin, 12; Il Rois, xiv, 25-28 (Thenius, p.3i7).Cf. Ézéch.,XLvii, 16; xlviii, 1 ; Nombres, xxxiv, 8; Josué, xm, 5.

118 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [985 av. J.-C.J

Ce qui valait mieux que des peuples retenus de force, les brigands arabes étaient réfrénés dans leurs pillages. Les Amalécites, les Madianites, les Beni-Quédem et autres nomades trouvaient, autour d'Israël, une barrière infranchissable. Les Philistins conservaient leur indépendance. Les villes phéniciennes de Jaffa, Acre, Tyr, Sidon, Gébel, Hamath, .traitaient Salomon comme un puissant voisin, mais ne lui étaient nullement asservies. Cela faisait un petit État de cinquante lieues sur vingt-cinq environ, avec une zone de tributaires ou d'alliés. Quand on suppose que Salomon régna sur toute la Syrie, on grossit les choses au moins au quadruple. Le royaume de Salomon était à peine : le quart de ce qu'on appelle maintenant la Syrie. L'historiographie légendaire n'attribua à Salomon que des bâtisses frivoles et disproportionnées avec les ressources de la nation. D'autres constructions, mentionnées moins longuement, furent utiles ou nécessaires. La ville de Gézer était en ruine, par suite de l'expédition égyptienne; Salomon la rebâtit. Les deux Béthoron, qui peut-être avaient souffert de ladite expédition, furent également rebâties. Il en fut de même du bourg danite de Balaath ', de Hasor et de Megiddo, dans le Nord.

■ 1. Nom bien banal; site douteux.

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Salomon construisit enfin des « villes de magasins », sortes d'entrepôts, dont le but commercial ou militaire ne saurait être exactement défini *. Il y avait, en particulier, une localité de Tamar, du côté de Pétra °2, dont Salomon fit une ville et qui devint un lieu de station pour les caravanes. Ces postes commerciaux répondaient à une des principales préoccupations du temps, préoccupations analogues à celles qui ont fait, de nos jours, attacher tant d'importance au percement de l'isthme de Suez.

Avec une haute raison, en effet, Salomon eut toujours les yeux tournés vers la mer Rouge, large canal qui mettait les essais de civilisation méditerranéens en rapport avec l'Inde, et ouvrait ainsi un monde nouveau, celui d'Ophir 3. La baie de Suez

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