‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 71 sur 334 · Ibid., ix, 18. Voy. ci-dessus, p. 117, note · texte numérisé non relu

Ibid., ix, 18. Voy. ci-dessus, p. 117, note

3. Le système de M. Lassen, identifiant Ophir avec l'Inde des embouchures de l'Indus, loin d'avoir été ébranlé, est devenu une thèse approchant de la certitude. Si Ophir, dans les textes hébreux, est souvent mis en relation avec l'Iémen et le détroit de^Bab-el- Mandeb, cela vient d'une illusion dont il y a le plus grand compte à tenir dans les questions de géographie ancienne. Les cartes faites d'après les récits des marins sont essentiellement fautives, le marin ne comptant que les escales et mesurant les distances d'après la peine qu'il a eue d'un port à un autre. Le phénomène des moussons, par exemple, trompe complètement le marin sur l'éloignement réel du point de départ et du point d'arrivée. Il a dormi

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appartenait à l'Egypte; mais le golfe d'Akaba était en quelque sorte à prendre. Élath et Asiongaber4, selon toutes les apparences, avaient été peu de chose dans les temps antérieurs. Sans occuper régulièrement le pays, Salomon s'assura la route par la vallée d'Araba. Il construisit une flotte à Asiongaber. Les Israélites eurent toujours peu de goût pour la navigation2; Hiram donna des marins à Salomon, ou, ce qui est plus probable, les deux flottilles voyageaient de conserve3. En sortant du

dans l'intervalle; il prend ainsi pour des ports voisins des ports séparés par des cinq ou six cents lieues. Aux premiers siècles de notre ère, l'iémen est couramment appelé Inde. (Voir Marc- Aurèle, p. 462-463.) Dans un manifeste du récent mahdi (Journal des Débats, 19 février 1884), Suez et Constantinople sont traités comme deux villes rapprochées l'une de l'autre, parce qu'un Africain de la Nubie s'embarque à Suez pour Constantinople. Clysma et l'Inde étaient de même, autrefois, intimement associées, et, de nos jours, certains quartiers, de Suez semblent un prolongement do Madras, ou de Calcutta. Les têtes des grandes navigations sont réunies par une sorte de fil électrique qui crée, à ses deux extrémités, des polarisations similaires.

1. Villes très voisines. Voir la carte du duc de Luynes, Paris, 1866.

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