Psaume cvn, 23 et suiv
3. ï Rois, ix, 28; x, 11, 22, la flotte est appelée « la flotte de Hiram ». Ophir (l'Inde) et Tharsis (l'Espagne) étant les pays extrêmes du commerce tyrien, on les confondait quelquefois, et la flotte de la mer Rouge fut appelée par extension « la flotte de Tharsis » (I Rois x, 22); comme si, de nos jours, « navire transatlantique » ou c péninsulaire » était devenu synonyme de
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détroit d'Aden, elles allaient à Ophir, c'est-à-dire à Tlnde occidentale, au Guzarate ou à la côte de Malabar.
La flottille appareillait une fins tous les trois ans, à l'époque de la mousson. On sait combien, à cette époque de Tannée, la navigation est facile ; il n'y a qu'à fixer la voile une fois pour toutes et à s'abandonner au vent; on est porté, pendantson sommeil, au point que l'on veut atteindre1. Si, de Bombay ou de Goa, les expéditions étaient revenues directement à Asiongaber, c'eût été l'affaire de quelques mois. Le fait que la course durait trois ans prouve que la flottille faisait le tour de Tlnde, peutêtre de TIndo-Chine. Mais tout ce que la flottille rapportait de ces contrées lointaines était naturellement censé venir d'Ophir.
Quels étaient donc les objets que les navigateurs tyriens et israélites rapportaient d'Ophir? Rien de bien sérieux, beaucoup de frivolités. D'Ophir, les navigateurs tyriens et israélites tiraient de grandes quantités d'or, d'argent, des pierres précieuses, du bois de santal (hébreu algiim, sanscrit
« vaisseau de haut bord ». Cet abus de langage des textes anciens a induit l'auteur des Chroniques en une étrange erreur (II Chron., ix- 21; xx, 36, 37).