I Rois, vu, 51. Cf. I Chron., ch.xxix
2. Comparer les ivoires phéniciens ; par exemple. Miss, de Phén., p. 500.
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à l'époque de Salomon, c'étaient des sphinx; plus tard, ce furent des monstres assyriens. Les palmes, les grenades, les coloquintes, qui formaient les motifs principaux des décorations murales, avaient des liens avec le culte du soleil. En admettant que les piétistes aient pu marteler d'anciens reliefs plus vivants, il est douteux qu'ils y eussent substitué une décoration qui elle-même était de nature à soulever dans leur esprit des scrupules fondés.
Quand le temple fut achevé, l'installationde l'arche s'y fit avec pompe, au mois d'étanim, h la date du hag qui se faisait en ce mois. Salomon y présida ; des bêtes innombrables furent tuées en sacrifice. L'arche fut posée sous les grands keroubs; on conserva dans leurs anneaux les longues barres qui avaient servi autrefois à la porter.
Quels objets contenait l'arche à cette époque? Voilà ce qu'il est fort difficile de dire. Le nehustan ou serpent d'airain qu'on rapportait h Moïse s'y trouvait probablement1. Il en était de même de l'éphod et de quelques téraphim. Si jamais l'arche renferma des écritures 2, il faut supposer
\. Il Rois, xvin, 4. Le passage I Rois, vin, 0, est bien plus récent et sans valeur.
-2. Voir 1. 1, p. 384.
JfiO HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [070 av. l.-C]
qu'on les en retira, au moment où le coffre sacré fut mis dans le debir.
A partir du moment de l'installation de l'arche, Iahvé fut censé demeurer dans le debir, assis entre les ailes des anciens keroubs de l'arche et h l'ombre des nouveaux keroubs. Là était, dans une ombre mystérieuse, la gloire de Iahvé ; une nuée permanente était censée remplir le sanctuaire ?. Le dieu résidait au sein de la terreur. Aucun œil humain ne le voyait. Plus tard, il ne fut permis qu'au chef des prêtres d'entrer dans le debir, et cela seulement une fois l'an.
Le service religieux que Salomon établit paraît avoir été des plus simples. Trois fois par an, aux fêtes qui répondaient alors à Pâque, à la Pentecôte et à la fête des Tentes, il montait avec ses officiers2, et offrait des oloth et des selamim sur l'autel d'airain qui était devant le temple. Il entrait dans le hékal, s'y prosternait 3, et brûlait de l'encens sur l'autel doré qui était devant la porte du debir K Outre ces trois occasions solennelles, il est pro-
l.IRois, vin, 11, 1-2.