Ibidem
1. I Rois, îx, w25, passage 1res ancien, qui, plus tard, parut embarrassant et fut altéré, au moins quant à la ponctuation.
[970 av. J.-C] LE ROYAUME UNIQUE. 161
bable que le roi offrait souvent des oloth, peutêtre même en offrait-il tous les jours *, ou du moins aux néoménies et le jour du sabbat2. Roboam, le fils de Salomon, se rendait au temple avec ses gardes, armés de leurs boucliers de parade. Le tour de la phrase semble supposer que cela arrivait assez fréquemment3. Le sacrifice journalier du matin et du soir ne fut établi que bien postérieurement4.
Salomon et ses successeurs immédiats paraissent avoir présidé directement aux actes de culte qui se pratiquaient dans le temple. Le temple, on ne peut trop le rappeler, n'est guère, à cette époque, que le sanctuaire domestique de la royauté. Pour les sacrifices, cependant, on avait besoin d'hommes spéciaux, et, d'ailleurs, quand le roi était absent, il fallait le remplacer. La classe des cohanim5 gagnait ainsi chaque jour en importance. Logés autour du temple, ils vivaient dans l'oisiveté d'une bombance perpétuelle, entretenue par les offrandes. Le gros