Jos., Ant., XI, VII, i
i88 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL.
pérer, un Etat où les provinces n'avaient ni guerre ni politique à faire Les règnes de Darius et de Xerxès, en particulier, restèrent comme Tépoque brillante où Ton aimait à placer les romans*. L'Achéménide avait reconnu qu'il devait son empire àlahvé; que fallait-il de plus ? Jérusalem se développa médiocrement; mais la race juive gagna comme de Thuile dans toutes les petites villes de Juda, de Benjamin, de Dan, même du pays des Philistins. La Galilée était peut-être déjà entamée. Les relations avec la cour de Suse paraissent avoir été bonnes. La Judée ne souffrit pas sensiblement des défauts qui minaient cette grande machine. Le despotisme ne lui déplaisait pas". lahvé n'était-il pas le plus grand des despotes ? Les Juifs d'Orient ne tiraient, ce semble, de ce despotisme que des profits. L'histoire d'Esther, si elle avait quelque solidité, montrerait que le beau ciel achéménide eut bien quelques orages; mais nous croyons justement^ que cette histoire est un pur agada et ne renferme aucun élément de réalité.
L'état matériel de Jérusalem était très mesquin,
1. Eslher, i, 1; III Esdras, ch. m et iv, histoire des pages de Darius; Bel et le Pragon, commencement.