‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 146 sur 251 · TRADUCTION GRECQUE DO PENTATEDQUE · texte numérisé non relu

TRADUCTION GRECQUE DO PENTATEDQUE

L'usage de la langue hébraïque se perdit vite dans la communauté juive d'Alexandrie. La lecture de la Loi en hébreu devenait difficile et peu fructueuse. Le grec était la langue générale de la colonie, et on rétudiait avec ardeur. Il était inévitable qu'une traduction grecque de la Loi se fit, et il semble bien, en effet, que ce travail capital s'accomplit dans la seconde moitié du uv siècle avant Jésus-Christ. La langue hébraïque n'était pas encore, ainsi qu'elle le fut plus tard, l'objet d'un respect superstitieux; aucun scrupule n'arrêta les traducteurs; ils ne crurent pas faire une œuvre hardie. L'unité du style porte à croire que toute la traduction du Pentateuque fut faite par un seul auteur, suivant invariablement certaines règles

qu'il s'était tracées. La langue est le dialecte cornmuYiy que la conquête d'Alexandre avait répandu dans tout l'Orient ; une foule de particularités sentent l'Egypte ot indiqueraient la patrie de l'ouvrage, si on ne la connaissait point par ailleurs.

Comme nous l'avons dit*, l'idée que Moïse était l'auteur de la Thora dans son ensemble, avait écourté le vieux livre de l'Histoire sainte. Le têtard, dans sa dernière transformation, avait perdu sa queue. Il était inadmissible que Moïse eût écrit le livre de Josué. On arrêta donc la Thora après les appendices qui avaient été joints anciennement au code de Josias. Le traducteur donna des titres particuliers aux cinq tomes dans lesquels la thora était divisée; il les désigna par les mots de Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. Le tout fut appelé Pentateuque (les cinq volumes*). Ces cinq petits volumes devinrent dès lors la base de la lecture des synagogues. Bientôt on les entoura d'un respect presque égal à celui qu'on avait voué à l'original.

La philologie et la critique n'étaient pas le fait

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