‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 163 sur 251 · Cité par Aristobule · texte numérisé non relu

Cité par Aristobule

faible, et OÙ les préceptes de Noé sont réduits à des préceptes de propreté et d'hygiène*. Le sabbat lui-même est omis dans ce petit code, dont le but est moins de convertir le lecteur au judaïsme que d'en faire un honnête homme, croyant à Dieu et aux récompenses futures. Le nom du célèbre philosophe Heraclite* fut exploité dans le même sens. Les fausses lettres étaient un des genres que l'antiquité affectionnait le plus. Ces livres étaient fort lus. La correspondance apocryphe de Diogène^fut également interpolée par un Juif désireux d'inculquer ses principesde morale naturelle, teintée d'un mosaïsme mitigé. Plus tard, on abusa des noms d'Hermès, Asclèpius, Hystaspe. Rien ne prouve que, dans ces temps anciens, on ait couvert de ces noms mythiques des écrits à tendance monothéiste.

1. Voir Saint Paul, p. 91 et suiv.; J. liernays, Gesamm. Abhandl., 1,192-261; Schùrer, t. II, p. 824-827. Cet écrit n'est jamais cité par les apologistes juifs ou chrétiens; mais son affinité avec les poèmes sibyllins est sensible {Carm. sib., II, 56-148), et sa physionomie est bien plus juive que chrétienne.

2. Rernays, ibid., I, p. 70 et suiv.; Die Heracl. Briefe, Berlin, 1S69; Schùrer, p. 827-828.

3. Bernays, Lucian u. die Cynikerj Berlin, 1879, p. 96-98; Schùrer, p. 828.

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