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3. Josèphe s'exténue à prouver que les Juifs ont toujours été d'une fidélité parfaite à leurs maîtres, même vaincus, et, chaque fois, il est obligé d'avouer qu'ils ont convolé au parti vainqueur avec une étrange prestesse.
4. Jos., /. c. La lettre d'Antiochus est probablement fausse; mais la situation qu'elle suppose a été réelle.
S'il fallait en croire des pièces (assurément très suspectes) citées par Josèphe*, la confiance d'Antiochus le Grand dans la loyauté des Juifs aurait été plus loin encore. Ayant des doutes sur l'attachement des populations de Lydie et de Phrygie, il aurait donné ordre de transporter de Mésopotamie et de Babylonie en ces pays deux mille familles juives, avec tout leur attiraiP, pour y constituer un fond de populations laborieuses et fidèles. Tout cela est fort douteux ; ce qui est sûr, c*est que les Juifs gardèrent d'Antiochus le Grand un très bon souvenir. Il fut plus tard du nombre des princes par lesquels ils se firent décerner des privilèges et des certificats de fidélité.
Si l'œuvre d'Antiochus le Grand eût été durable, s'il se fût formé en Syrie, avec Antioche pour capitale, un empire aussi solide que le fut plus tard l'empire ottoman , certes les destinées religieuses de l'humanité eussent été toutes changées. Mais un fait capital était en train de se dessiner. Dans les dernières années du règne d'Antiochus le Grand, toutes les boussoles de l'Orient sont affolées. Une force nouvelle commence à inter-