Ch. IV, 3S
LES JUIFS SOUS LA DOMINATION GRECQUE. 29î
que dans le scheol il n'y aura nul plaisir*. Mais tout excès lui répugne ; le vin, chose excellente si on le boit avec mesure, peut ctre la plus triste cause de troubles et de folies ^
Cet aristocrate bourgeois n'aime pas à regarder les pauvres; mais il considère comme un des principes fondamentaux de la religion d'être bienfaisant pour eux. L'aumône est un devoir ^ En fait, pour lui la division des classes aboutit à une lutte à mort*. Les maux de l'humanité sont atténués par les bonnes œuvres de l'homme pieux, assidu à visiter les malades, secourable au faible, bon pour ses domestiques, enclin à pardonner les injures \ C'est, on le voit, presque toute la morale évangélique, moins le coup d'aile puissant de Jésus. La vertu propre de l'hiimililé est déjà indiquée. L'homme tranquille, sobre, bien élevé, discret dans son langage, qui ne jure pas®, qui n'a jamais un mot grossier, qui cède à son adversaire pour ne pas se disputer', sera maître du monde. C'est la reli-
i. Ch. XIV, 16-17. Lisez rpucpiiv.