‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 183 sur 251 · Ch. XXII, 6; xxiii, 2; xxx, 1 ; xlii · texte numérisé non relu

Ch. XXII, 6; xxiii, 2; xxx, 1 ; xlii

La séparation des hommes et des femmes, dans un pareil milieu, doit être absolue. L'idéal en est réalisé dans une ville musulmane bien bigote. Le sage parfait du fils de Sirach est un musulman à Tair grave*, soigneux avant tout de sa respectabilité, propre sur sa personne, susceptible sur le chapitre de la bonne réputation, ne voyant que des gens comme il faut, faisant grande attention à ses convives, d'opinions modérées, moyennes, si Ton peut s'exprimer ainsi ^ Il est ami sûr ^ Son allure est modeste; ce qu'il hait le plus, c'est la mine évaporée des gens du monde, leur parler exubérant, leur tête haute. Il évite la compagnie des hommes à la mode, des riches à l'air superbe*. Résister aux puissants du jour est aussi inutile que de prétendre se mettre en travers du cours d'un fleuve ^ Le sage évite de se trouver sur leur chemin. Il n'a nulle ambition des charges, vit heureux de son travail, dans une douce médiocrité, se tenant à égale distance de l'avarice et de la prodigalité. Comme l'Ecclésiaste, il ne déteste pas de se donner du bon temps, songeant

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