Voir t. III, p. 493. Sirach., vu
3. II Macch., vil, 1 i. In resmrectione justorum. Voir Orig. du christ., V, 276, et I, 280.
qu'il est tout à fait superflu d'y chercher une origine étrangère. La Perse croyait à la résurrection avant Israël *, et il faut avouer que le livre de Daniel, où figure pour la première fois le dogme juif, est rempli de traces de l'influence persane. Mais on ne se sauve pas par emprunt. Le martyr fut le véritable créateur de la croyance en une seconde vie. Le Voyant de Patmos n'imagine son règne de mille ans que pour les martyrs; Daniel ne conçoit la nécessité de la résurrection qu'à propos des martyrs. La date de cette croyance est ainsi en quelque sorte fixée. Jésus fils de Sirach, qui écrit quelques années avant la crise provoquée par Antiochus, n'en a aucune idée\ L'auteur de Daniel, qui écrit pendant la période d'angoisse, dit ceci :
obiy "'•'n*'? nha i!:''p- "id^ ddik '':îi*"'D D'hall Et plusieurs de ceux qui dorment sous terre
SE RÉVEILLERONT, CEUX-CI POUR LA VIE ÉTERNELLE, CEUX-LA POUR l'opprobre, POUR l'iGNOMINIE ÉTERNELLE ^
1. J. Darmesteter, Ormazd et AhrimaHj p. 306; €f. Th'^pomp., ap. Diog. Laert., proœm., 8.
2. Inutile d'ajouter qu'il n'y en a pas de trace auparavaEit. Le prétendu témoignage de Job repose sur une altération du texte.