‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 5)Chapitre 225 sur 251 · I Macch., IV, 36-59; II Macch., x · texte numérisé non relu

I Macch., IV, 36-59; II Macch., x

devait être hideux pour un Juif. Tout présentait Taspect de Timpureté et de l'abandon; les constructions étaient délabrées, les broussailles croissaient de tous les côtés. On ne tarda pas d'une heure à faire disparaître tant d'horreurs. Les troupes de Juda tenaient la garnison d'Akra en échec pour l'empêcher de troubler ce qui se faisait de l'autre côté de la ville. La statue de Jupiter Olympien et l'autel qui la soutenait furent brisés ; on jeta ces pierres maudites dans un lieu impur. Quant à l'ancien autel, qui était bien l'autel de lahvé, mais qui avait servi à d'abominables sacrifices, on en déposa les pierres dans un certain endroit, en attendant qu'il apparût un prophète qui déciderait ce qu'il en fallait faire*. On choisit des prêtres parfaits selon les règles lévitiques; on les chargea de toute la besogne. On rétablit les choses telles qu'elles étaient trois ans auparavant. Les vases sacrés, le chandelier, l'autel des parfums, la table des pains, les rideaux furent refaits à neuf. Le 25 de kislev de l'an 165, trois ans jour pour jour après la grande profanation% on fit le matin

1. 1 Macch., IV, 43-46. Cf. Mischna, Middotk, i, 6; Derenbourg, Palest., p. 60-61.

-2. I Macch., IV, o± Cf. MegiUatk Taanith, §23. Cf. Derenbourg. p. 62.

un sacrifice solennel sur le nouvel autel des holocaustes. La façade du temple était ornée de couronnes d'or c;^ d'écussons. La cérémonie fut accompagnée de cantiques*, chantés au son des lyres, des harpes et des cymbales. Le Psaume Iakoum elohim^ fut relevé, rajeuni, complété pour la deuxième ou troisième fois. La piété populaire était portée à son comble. La fête dura huit jours. Il fut établi, par décret de la communauté, qu'on la célébrerait à perpétuité, en souvenir éternel de ce grand jour^ Le rite fut à peu près celui de la fête des tabernacles*. La fête des taberuacles rappelait le séjour au désert; la nouvelle fête des tabernacles rappellerait, disait-on, un temps où Israël fidèle avait vécu dans les montagnes et les cavernes, menant Texistence des bêtes. On portait des thyrses, des branches d'arbres, des rameaux de palmiers ; on chantait des hymnes ; plus tard on y ajouta des lampes que Ton promenait, des illuminations^

1. Le Ps. XXX porte dans son titre r^isn DDiD *T>^. Cela veut dire qu'on )e chante à lafête de la Hanouka. Cf. So/erm,xviii, 2.

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