Macch., VII, 14, quoi qu'en dise Josèphe
se détraquait de plus en plus. Un an à peine après la paix religieuse conclue à Jérusalem, le débarquement de Démétrius, fils de Séleucus Philopator, avec quelques hommes à Tripoli suffit pour provoquer une révolution. Lysias et son pupille furent mis à mort par les soldats.
Le gouvernement d'Alcimus, dans de telles conditions, fut très faible. Les deux partis, helléniste ou modéré et patriote ou fanatique, se trouvaient en présence comme avant la guerre, se plaignant sans cesse Tun de l'autre. Il n'y avait horreurs qu'on ne dît d'Alcimus. Ce grand-prêtre indigne, suivant les piétistes, n'était entouré que d'impies et d'apostats. Alcimus, de son côté, accusait Juda de chercher à tuer, de chasser comme des bêtes les amis du roi. Dès les premiers jours du règne de Démétrius, ces plaintes arrivèrent à Antioche, et provoquèrent l'envoi d'un grand commissaire, Bacchide, homme du rang le plus élevé, que le roi chargea d'aller vérifier les faits, et soutenir avec un corps de troupes l'autorité d'Alcimus. Bacchide ne rencontra d'opposition décidée que chez Juda et ses partisans. Les hasidim, les scribes* se prêtèrent à un arrangement à l'amiable et n'élevèrent aucune