Lévit., xxiii
Les fêtes nouvelles ont un caractère expiatoire, qui les met fort au-dessous des anciennes fêtes consacrées à la joie. Le lom kippurim^ (le Kippour d'aujourd'hui) et les jeûnes de pénitence " prennent une place exagérée. L'idée des expiations (idée assez fausse, puisque l'homme n'a qu'un moyen d'expier le mal qu'il a fait^ c'est de mieux faire) ouvre toujours la porte à des abus. Le rite des cendres de la vache rousse ^ avait probablement excité autrefois les railleries des prophètes; maintenant on le consacre comme un dogme. Il en fut de même des purifications. L'Azazel* est presque la seule superstition païenne qui ait forcé la main à Israël. Est-il possible que le peuple qui s'est émacié à force de poursuivre la superstition sous toutes ses formes, ait écrit des pages sur la manière dont ce misérable bouc devait être chassé au désert? Déchéance inévitable, quand une religion se livre aux maîtres des cérémonies et aux sacristains.
Les jeûnes avaient les plus anciennes racines dans la religion d'Israël et des peuples sémitiques