Ps. Lxviii, 8-9. Au verset 18, lisez : ""J^DD N3 ^:iK
4. Hab., ni, 3. Cf. Pi. Lxxvii, 17 et suiv., passage qui parait imité de Habacuc, et Zacb., ix, 1i.
LES BENI-ISRAÈL A LÉTAT NOMADE. m»
avoir une Thora de lahvé, on la lui fît révéler du Sinaï ou du Horeb. Dès l'époque reculée où nous sommes, c'est-à-dire dès la visite qu'Israël lit à la montagne de Dieu, le peuple crut-il entendre quelque enseignement? Mosé profita-t-il de la circonstance pour inculquer certains préceptes ? Le peu de place que tiendraient ces préceptes dans la vie d'Israël, durant les six ou sept cents ans qui suivirent, porte à croire qu'ils n*ont jamais réellement existé. Il paraît probable du moins que le peuple quitta la montagne sainte, plein de terreur et persuadé qu'un dieu très puissant habitait sur ces cimes. Il y eut sans doute des sacrifices et des cippes érigés *. Il y eut surtout un éclatant souvenir. Le peuple avait réellement vu le dieu de la montagne sainte. Cette vision, comme un éclair, l'avait frappé d'amaurose. Sur le fond de sa rétine enilammée, il y eut comme une aurore boréale, dont la vision l'obséda. Pas un des morceaux de vieille poésie hébraïque qui ne débute par cette impression persistante. L'image maîtresse qui domina la conscience d'Israël fut la vision du Sinaï.
Toujours l'homme primitif a logé les dieux sur