Cf. Exode, XVII
l'J6 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL.
les montagnes, dans les neiges éternelles. Ces sommets non foulés laissaient le champ libre au mystère. On pouvait croire que les mœses (sortes de fées) demeuraient sur le Parnasse, que Zeus tenait sa cour ?.ur l'Olympe, quand les sommets de ces montagnes n'avaient pas été explorés^ Mais, du moment que l'ascension en fut faite, on vit bien que les immortels n'y étaient pas.
lahvé, comme les autres dieux, habita sur la plus haute montagne de la région vouée à son culte. Le Sinaï prêtait merveilleusement à ce rôle de montagne divine, pour des tribus roulant à l'ouest de l'Egypte, dans le nord de l'Arabie et au sud de la Palestine. Dans la Palestine moyenne, on aurait pu songer aux montagnes du Hauran, dont l'aspect volcanique est si frappant. Ce sont, en effet, les montagnes du Hauran que le poète suppose jalouses de la préférence accordée par lahvé h la petite colline de Sion*. Dans le nord de la Palestine, c'est sûrement l'Hermon qui eût été choisi. Ce superbe cône isolé, toujours strié de neige, et le plus élevé de la Syrie, semblait
1. I/antiquilé et le moyen âge n'avaient pas le goût des niodcroeii |>our les ascensions de montagnes. La première ascension du niont Klanc est de 1788.