Cf. Schrader, Die Keilinschr. iind das A. T., p
rancieriiie Moabidide qu'Israël venait de conquérir. De là, on voyait les premiers campements d'Israël. Or on raconta que, malgré les efforts que faisait Balaaih pour maudire Israël, les mots tournaient dans sa bouche et se changeaient en bénédictions. Plus tard, cet épisode devint la base de curieux récits. Vers le temps de David, on créa, sur le plus beau rythme de l'antique poésie, les oracles que Balaam était censé avoir prononcés, •et on fit de ces morceaux des cadres sibyllins pour les prédictions relatives à l'avenir d'Israël et des autres peuples ^
L'intime parenté de Moab et d'Israël empêcha entre eux la guerre sanglante. Il n'en fut pas de même avec Madian^ Les Madianites n'étaient pas -arrivés à conquérir des demeures stables. Comme les Amalékites, on les trouve partout dans les déserts, à l'orient de la mer Morte. Nous les avons
1. I/épisode de Balaam, dans sa forme actuelle (Nombres, ch. xxri, xxiii, XXIV), est combiné de jéhoviste et d'élohiste, à la manière des anciens récils, de celui du déluge, par exemple. Le fond est emprunté au livre des Guerres de lahvé, comme ce qui précède dans le livre des Nombres (ch. xxi). On remarquera que Moïse n'y figure pas, quand il était bien naturel qu'il y eût son rôle. Les masal n'ont d'aulhontique que la forme; à par;ir de xxiv, 20, les interpolations sont sensibles.
2. Madian n'est rattaché à Abrahapi que par l'esclave Céthura, comme Ismat'l l'est par l'esclave Il.ignr.
VUS, au moment de la sortie d'Egypte, en rapports avec Mosé par leur cohen Jétro. Puis nous les voyons en lutte avec les Édomites sur la terre de Moab*. C'est cette branche septentrionale des Madianites qui tomba en un grave conflit avec Israël. La guerre fut terrible. La branche de Madian, engagée dans la bataille, fut exterminée avec ses cinq rois. Tous les mâles furent mis à mort; les femmes et les troupeaux emmenés».
Ces succès militaires d'Israël surprennent au premier moment. Ni dans sa période patriarcale, ni durant son séjour en Egypte, Israël n'avait eu d'habitudes guerrières. A l'époque des Juges, il se montre souvent faible contre ses voisins. Plus tard, si l'on excepte le moment de Saùl et de David, les qualités que développe l'Israélite ne sont pas du tout celles du milicien. On est tenté de croire que la supériorité militaire, dont cette bande de fuyards venue d'Egypte fait preuve à l'égard des peuplades de la région du Jourdain, venait des Égyptiens qu'elle comptait dans son sein, en particulier de