‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 145 sur 280 · Gen., xxxvi · texte numérisé non relu

Gen., xxxvi

2. Nombres, xxxi. Cf. Josué, xni, 21 . Récits de l'époque léviiique •et sacerdotale, comme le prouve le rôle artificiellement repris de Balaam. Mais on peut croire que les cinq rois appartiennent aux vieilles traditions.

Mosé, qu'il faut considérer presque comme un Égyptien, et dont le rôle réel fut bien plus, à ce qu'il semble, celui d'un chef à la manière d'Abdel-Kader que celui d'un révélateur dans le genre de Mahomet. Leur armement pouvait être meilleur que celui des peuplades qu'ils rencontraient. Entre barbares, le moindre élément de civilisation donne à la tribu qui le possède d'immenses avantages sur les tribus qui n'ont que le pauvre outillage de guerre légué par le passé.

Durant ce long séjour, entremêlé de campagnes toujours heureuses, en un pays riche alors, il y eut sans doute au sein d'Israël, un puissant travail d'organisation intérieure. Beaucoup de familles se casèrent déjà d'une manière définitive*. Nous avons vu que la famille manasséite de Makir eut la principale part à la conquête du Hauran. Elle resta en grande partie dans le pays qu'elle avait conquis. Le territoire de Jaézer et le Galaad étaient éminemment propres à l'élève du bétail. Les Rubénites et les Gadites, qui avaient des troupeaux considérables, se les adjugèrent. Les premiers s'établirent dans l'ancien pays de Moab, situé au nord de TArnon, que les Amorrhéens avaient enlevé à

i. Nombres, xxxii, 16 et suiv., îl et suit.

LES lîENI-IbllAEL A l/ÉTAT DE TRIBUS FIXÉES. 221

Moab et que les Israélites avaient repris sur les Amorrhéens. Les villes d*Ataroth, Daibon, Hésébon, Éléalé, Baal-Meon échurent à Ruben. Les villes de Jaézer, Nimra, et les plateaux ravinés à Test du Jourdain échurent à Gad. La vallée du Jourdain a, sur la rive gauche, très peu de développement. L'agriculture ne pouvait fleurir en une telle contrée; le pays resta toujours essentiellement pastoral . L'ancienne race était loin, du reste, d'avoir disparu. La population Israélite était peu considérable. Renfermée dans les villes fortes, elle se voyait entourée de races hostiles *j auxquelles ne manquait qu'un point de ralliement patriotique. Un certain nombre de lieux virent leur désignation changée et s'appelèrent du nom de leurs nouveaux propriétaires*. Mais ces noms ne durèrent pas longtemps. Les vieux noms reprirent le dessus'. Ainsi Kénath, au pied de la montagne du Hauran, qui fut prise par le Manasséite Nobah, s'appela quelque temps Nobah\ puis retrouva son ancien nom, Canatha ou Canotha, qui dure encore sous la forme Kénawat.

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