‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 147 sur 280 · Jo»i'|ihc, fi. /., m, X · texte numérisé non relu

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développer sur ces hauteurs, privées de larges cours d'eau; mais une population agricole, groupée en petites villes rapprochées les unes des autres, a pu y trouver ces conditions essentielles de bonheur matériel sans lesquelles il ne peut pas y avoir, pour une société humaine, d'évolution originale.

Les populations chananéennes qui, à ce qu'il paraît, occupaient déjà le pays, quand les Hébreux y passèrent pour la première fois, avaient beaucoup perdu de leur première vigueur. Les Amorrhéens s'étaient épuisés en jetant toute leur force à l'est du Jourdain ; les Hittites de Debir ou Kiriat- Séfer, de Kiriat-Arba ou Hébron avaient aussi beaucoup perdu de leur importance, depuis le temps où leur nom pouvait désigner abusivement pour les Égyptiens la Syrie tout entière. Les victoires des Ramsès les avaient fort diminués. Les Hivvites vivaient toujours paisiblement à Gabaon et du côté de Sichem. On sait peu de chose des Périzzites; on se demande môme s'ils avaient un territoii'e fixe*. Les Gergéséens habitaient obscurément leur ville de Gergésa, sur le bord oriental du lac de Génésareth*. Les Jébuséens étaient beaucoup plus

i. Us ne figurent pas dans le x' chapitre de la Genèse parmi les populations chananéennes (v. 15-18). 2. Voy. Vie de Jésus, p. 151, noie 1.

puissants. Leur territoire était assez peu considérable; mais leur ville de Jébus ou lerousalaïm * passait, selon les idées du temps, pour un lieu très fort.

Au milieu de ces populations chananéennes, régulièrement établies dans des villes, rôdaient,, comme du temps des patriarches hébreux, des nomades sans domicile fixe, tels que les Amalékites, d'autres menant une vie misérable, sorte de ziganes, sans feu ni lieu*. On voyait des survivants des anciennes populations autochthones', antérieures aux Chananéens {Emim, Zomzommim ou Zoiizim, Énakiin), dans des individus de grande taille qu'on croyait trouver sur certains points déterminés*. Mais l'imagination populaire aime les géants; elle en crée volontiers. Ces Ênakim étaient entourés de légendes^; on les appelait quelquefois refaïm (les

i. On peut avec autant do raisons soutenir que ce nom fut donné par David ou qu'il remontait aux Chananéens. Le sens (racine Uin) paraît signifier t lieu sur ». Cl. Montségur, Puységur, etc.

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