Josué, ch. IV
3. Juges, m, 19, 26; Osée, iv, 15; ix, 15; Xil, 12; Amos, iv» i et suiv. Dans Jos., xii, 23, je pense qu'il faut lire h'^hib.
LES BENl-ISRAÉL A L'ÉTAT DE TRIBUS FIXÉES. 23»
tingiier sous ce nom des localités différentes. Quoi qu'il en soit, le Gilgal du Jourdain devint le point de départ d'une série d'expéditions dans la montagne. C'est une idée très fausse*, que de concevoir Israël à ce moment comme une armée centralisée, ayant une direction unique. Les expéditions se faisaient presque toutes par des bandes d'aventuriers, agissantpour leur compte '. Quelquefois la bande était composée de gens appartenant à diverses tribus; l'expédition pouvait avoir alors une sorte de caractère fédéral ; mais de tels faits durent être rares, et il n'en resta aucune conséquence sérieuse dans les institutions ultérieures de la nation Une expédition qui paraît avoir été faite par une armée composée d'hommes de toutes les tribus, fut celle qui aboutit à la destruction de la ville chananéenne qu'on appela plus tard ha-A'i « le tas de ruines » près de Bôthel'. Le nom véritable de la ville fut oublié; mais on conserva le souvenir de stratagèmes habiles, qu'on mit sur le compte du chef qui personnifie toute cette période
1. Elle vient de la forme tout à fait factice du récit dans le livre de Josué.
2. Cela se voit bien dans Nombres, xxxii, 33-4'2 (rédaction ancienne). On y voit Makir, faïr, Nobah faisant leurs conquêtes chac in de so:) côté et sans aucun plan d'ensemble.