Juges, V
î. V. ci-nprès, rli. ix, xr, xii.
teuse. Les lévis qui en faisaient le service étaient des personnages d'une moralité tout à fait inférieure.
Nulle centralisation encore dans ce culte grossier*. On offrait des victimes h lahvé et on le consultait à Béthel', à Silo^, à Gibéa de Benjamin*, à GilgaP, à Mispa de Benjamin', à Mispa de Galaad\ à Dan, sans doute aux temples d'Ebal et de Garizim, au-dessus de Sichem^ Gibéa de Benjamin était un endroit particulièrement mystérieux. Les élohim y demeuraient ; on l'appelait Gibeat ha- Élohinfj « la colline des dieux ». Il y avait là un haut-lieu fréquenté surtout par les prophètes. On ne distinguait pas, à ce qu'il semble, le culte qu'on y rendait à lahvé de celui qu'on rendait aux élohim.
Les fêtes étaient des réjouissances, se rattachant
1. Notez la formule : c En ce temps-là, il n'y avait pas de roi en Israël, et chacun faisait ce qu'il voulait. > Juges, xvii, 6 ; xviii, i ; XIX, i ; XXI, 25.
2. Juges, XX, 18, 26 et suiv.; xxi, 2 et suiv.; I Sam., x, 3.