Rois, m
dus de l'israélilisme. Le récit du livre des Jugesprésente Jephté comme un serviteur de lahvo. Il est possible qu'il le fût. Mais, s'il ne Pavait point été, le rédacteur ne tiendrait pas un autre langage, son système arrêté étant qu'aucune victoire d'Israël n'a pu être remportée qu'au nom de lahvé. En fait, ces distinctions, pour nous si capitales, étaient alors assez frivoles. Si nous pouvions demander à Jephté s'il sacrifia sa fille à lahvé ou à Baal ou à Milik, il serait peut-être assez embarrassé pour nous répondre.
lahvé, du reste, devenait de plus en plus synonyme d'Israël. Il était reçu que le dieu national ne se distinguait pas de la nation \ Ce que chaque nation possède, c'est son dieu qui le lui a donné. Le narrateur des Juges fait ainsi parler Jephté au roi d'Ammon : « Tu possèdes de plein droit ce que Camos, ton dieu', t'a donné en héritage; tout ce dont lahvé, notre dieu, a dépossédé d'autres peuples en noire faveur, comment ne le posséderions-nous pas de plein droit'? » Cette phrase exprime bien la notion basse que l'esprit national de ces petites
i . fnscr. de Mésa, ligne 12.
,2, Légère inadvertance du rédacteur : Camos est lo dieu de lloab.