Juges, xviii
A. J'entends ainsi le passage altéré, v. 7 : nsi? pour ^îy notez la forme du y dans l'inscription de Siloë).
et leurs alliés, ne pouvaient les défendre. La distance en ligne droite de Lais à Sidon n'était pas grande; mais la région presque infranchissable du bas Litani était entre les deux villes. Les messagers regardèrent dès lors la fertile terre de Laïs comme dévolue à leurs compatriotes. Un oracle de lahvé, qu'ils allèrent consulter, les confirma dans cette pensée. Les détails de cette singulière consultation nous sont longuement racontés dans un morceau qu'on peut considérer comme le plus précieux tableau des mœurs de cette époque reculée*. Il y avait dans les montagnes d'Éphraim un homme nommé Mikaïahou ou Mikah, nom qui indique une dévoLion particulière à lahvé*. Le iahvéisme de Mikah paraît avoir été analogue à celui de Gédéon. Comme Gédéon, Mikah s'était fait chez lui un oracle de lahvé fort achalandé. Ses ennemis, alors ou plus tard, répandirent le bruit que le matériel de ce culte avait été fait avec de l'argent volé, et, qui est pis, avec de l'argent volé par un fils à sa mère, de l'argent frappé de malédiction maternelle. Quoi qu'il en soit, Mikah avait dans sa