‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 28 sur 280 · I.Gen., xxxiv · texte numérisé non relu

I.Gen., xxxiv

2. Gen., ch. xxxiv, en notant la ditTércnce des doux récits coml>in('-s. Selon le jéhoviste, Dina n'est pas violée; elle est seulement enlevée.

3. Il n'y a pas do chevaux dans l'énumération des botes qui constituent la fortune de Job.

LES BENI-ISRÂËL A L'ÊTvàT NOMADE. 23

OÙ nous l'entendons; l'écriture était inconnue', et les besoins de ces têtes simples étaient fort réduits. Mais la vie de la tente, en mettant les hommes perpétuellement en rapport les uns avec les autres, et en leur créant de grands loisirs, est une école à sa manière, surtout pour l'élégance du langage et pour la poésie. La poésie des Sémites nomades consistait dans une coupe symétrique de la phrase en membres parallèles, et dans l'emploi de mots choisis. Déjà, sûrement, les tribus possédaient des petits divans composés de cantilènes de huit ou dix vers sur les incidents de leur vie nomade, analogues ail lasar des Israélites, au Hamasa et au Kitâb cl' Af/hâni des Arabes.

Les vrais monuments du temps étaient, comme cela a lieu chez tous les peuples étrangers à l'écriture, la pierre levée, le cippe dressé en mémoire d'un fait et sur lequel était souvent représenté une main, ce qui les faisait appeler iad*; souvent aussi des tas de pierres, gai ou galgal^y des « monceaux de

1. Le sceau dont il est question, Gen.,xxxviii, 18, doit être un anachronisme du rédacteur jéhoviste.

2. Gesenius, Thés., p. 568. Synonymie de i^ et de d2?, I Sam., XV, 12; II Sara., xviii, 18; Isaïe, lvi, 5i

3. Galgal, ou si l'on veut gilgal, ne se trouve que comme nom de localité; mais toujours ce mot est accompagné de l'article cl associé à l'idée de cultes anciens et idolâtriques.

témoignage î (galeëd) * , selon un usage qui existe encore en Orient. Le nom de ces tas était un mémorial pour les générations à venir 2. Quelquefois c'étaient les grands arbres séculaires qui étaient chargés du rôle de porte-souvenirs.

Ce type de société, qui s'est continué jusqu'à nos jours chez les tribus arabes non contaminées, est trop incomplet pour aller bien loin en fait de civilisation; mais, à l'origine, il contribua puissamment à fonder la chose dont l'humanité avait le plus besoin, l'honnêteté et le sentiment de la famille. Dans une telle société, les jeunes gens avaient bien moins d'importance que chez les Grecs ; ce qui dominait, c'était le vieillard, le cheik, dépositaire de la sagesse et du pouvoir. Le type de perfection, comme encore aujourd'hui chez les Arabes, était l'aristocrate calme, bien né, bien élevé', très poli*, prenant au sérieux la vie, évitant le contact de la grossièreté. Il résultait de tout cela une humeur essentiellement pacifique, quelque chose de généreux, de fier, de loyal; c'était l'état d'âme de gens à l'aise, voulant défendre leur droit et respectant

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