‹ Histoire du peuple d'IsraëlChapitre 33 sur 280 · Rois, XVII, 25 et suiv · texte numérisé non relu

Rois, XVII, 25 et suiv

à une certaine époque : le Salm ou le Baal ou le Moloch de tel endroit*, pour désigner le point central d'un culte, n'était peut-être pas encore employée;, mais on s'y acheminait. Jacob voit en songe «le Dieu de Béthel » \ Il rend hommage au lieu de l'apparition, en dressant un cippe et y versant de l'huile ". Le lieu saint remonte ainsi à la plus haute antiquité des cultes sémitiqueb.

La conséquence de tout cela était un certain éclectisme religieux, dont nous avons le type dans la précieuse inscription trouvée à Teïma, au centre de l'Arabie*. Salmsézab, l'auteur de cette inscription, non-seulement stipule son droit de faire en pays étranger des sacrifices à son dieu personnel, dont il est prêtre et dont le nom entre dans la composition du sien; mais il veut que les dieux de ces

1. liiscr. de Teïma. Une telle formule est très commune dans l'épigraphie araméenne. Voir Corpus inscr. semit., 1" parlie, 183, 365-:3GG; Conslantinc, Costa, 12; inscription d'AItil)uros {Journ. asiat., avril-juin 1887); de Vogué, Syiie centrale. Inscr. sentit., p. 107, 111. — (X Jérémie, li, H.

2. Gen,. xxxi, 13, '7iVn''3 'pxn. Sur la question grammaticale, voir Gesenius, L^ArAf., p. G57-658.

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