Lévit., xxiit, 0-22, fragment ancien
LES BENI-ISKAËL A L'ËTAT NOMADE. S7
temps de David S est bien près d'être une fête. La vendangé était célébrée par des danses*. L'usage de sonner de la trompette aux nouvelles lunes, et d'établir des sentinelles pour observer la première apparition de la « faucille », usage très utile chez un peuple étranger à l'astronomie scientifique, pouvait déjà exister. En tout cas, l'apparition de la nouvelle lune était l'occasion de sacrifices et de festins^. Le sabbat est si inutile aux nomades, dont le travail est essentiellement intermittent*, qu'il est probable que les anciens Sémites nomades ne l'observaient pas, quoiqu'ils vissent cette institution salutaire pratiquée en Assyrie.
Quelques autres rites communs à toutes les religions sémitiques semblent attester l'unité de ces religions et leur origine patriarcale. Telles sont les Sakœa des Phéniciens et des Babyloniens % fêtes que l'on célébrait annuellement sous la tente et qui rappellent la fête des Tentes des Hébreux. Le Lévi-
i. II Sam., XIII, 23 el suiv.