Cœdibus et victu fœdo
b. Prescription antérieure à tout code écrit. ISara., xiv, 32 ot fufv. Cf. Gen., ix, 4;Zach., ix, 7.
jours de sainteté, on s'abstenait de pain levé; la fermentation et les mélanges paraissaient quelque chose d'impur*.
Le nomade a peu de fêtes ; la fête (hag) suppose un centre religieux fixe. L'idée de hag est liée intimement à celle de pèlerinage, panégyre, tournées processionnelles autour d'un sanctuaire, danses en cercle. Ce mot, commun à toutes les langues sémitiques sans exception, remonte certainement à l'époque antique où les ancêtres communs des Hébreux, des Arabes, des Araméens vivaient réunis dans un canton peu étendu.
Avec le mot hag, tous les peuples sémitiques possèdent le mot som ou soum, signifiant le jeûne, le fait de se présenter à la Divinité, qui est censée tout voir, avec un air macéré, en vêtements de deuil. On supposait chez les élohim une sorte de jalousie du bonheur de l'homme, si bien qu'on les apaisait, on donnait une sorte de satisfaction à leur ncmésis, en se montrant à eux contrit et volontairement humilié. L'habit des affligés (le saq^) ei
1 . Le Livre de V Alliance (ix* siècle) contient déjà le germe de CCS prescriptions. La rédaction lévitique est bien plus moderne; mais elle ne fît guère que constater d'anciens usages.
2. Ce mot qui a été adopté par tous les peuples de la Médi* diterranée, il la suite du commerce des Phéniciens, désignait de»
les cendres sur la tête,ou la tête rasée\ étaient l'accompagnement obligé du jeûne. La prière de l'homme vêtu de saq était tenue pour très puissante ; car Élohim devait avoir pitié d'un être réduit à ce triste état, et qui ne pouvait en rien lui porter ombrage. Dans les calamités publiques, surtout, le som et le saq étaient de rigueur ^ Très anciennement, on attacha le som h certaines dates de l'année. L'institution du mois de jeûne est, chez les Arabes, bien antérieure à l'islam. Le som apparaît ainsi comme une pratique monothéiste. On ne jeûne guère que pour le Dieu suprême; c'est un rite général; le dieu particulier ne distinguerait à aucun signe que l'hommage s'adresse à lui plutôt qu'à un autre.
Le cycle le plus ancien des fêtes sémitiques était en rapport avec l'agriculture, et même les nomades le subissaient. Peut-être le paskh ou fête de printemps % caractérisée par l'usage des azymes, commençait-il à poindre. La tonte des brebis, du
loiles grossières de couleur sombre. Plus tard, on les appela cî7icium, parce qu'on les fabriquait surtout en Cilicie.