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lation*. L'homme protégé par un dieu faisait tout sous l'inspiration de ce démon familier. C'était par les songes que lui venait le plus souvent la voix de son dieu '. Certains arbres, comme le térébinthe, passaient pour fatidiques; car ils tenaient fortement à la terre et semblaient vieux '.
Une sorte de déisme sans métaphysique, voilà ce que les pères du judaïsme et de l'islam inauguraient, dès cet âge reculé, avec un instinct juste et sûr. Ce Dieu, formé par la fusion de dieux sans nom, deviendra le Dieu absolu qui aime le bien et hait le mal, le Dieu que l'on sert par l'honnôteté du cœur. L'avènement de l'esprit scientifique, depuis le xviii' siècle, a beaucoup changé la relation des choses. Ce qui était un avantage est devenu un inconvénient. L'esprit sémitique est apparu comme hostile h la science expérimentale et à la recherche des causes mécaniques du monde. En apparence plus rapprochée que le paganisme de la conception rationnelle de l'univers, la théologie du Sémite nomade, transportée dans des esprits scolastiques, s'est trouvée en réalité
i. Gen., XL, 8; XLi, 28, 32, 38-39.
2. Job, xxxiii, 15. C'est sans doute par des songes que Camos parlait à Mésa : ^DD ^b IDN^L Inscr. de Daibon, lignes U, 32).