La forme D^Na^D existe en phénicien. V. Corpus inscr
106 HlSTOIFlli DU PEUPLE D'ISRAËL.
Ce dernier nom, tout singulier qu'il est, ne doit pas trop surprendre. « Chien d'El » était une expression énergique pour rendre l'attachement fidèle d'une tribu au Dieu qu'elle s'était donné*.
Parmi les tribus ainsi vouées au culte d'EI, et qui se rattachaient au mythique Abraham d'Ur Casdim, il y en avait une qui se distinguait par une sorte de gravité religieuse et de scrupuleux attachement au dieu suprême. Son nom était Israël^ mot dont le sens est douteux', mais qui indiquait sûrement le rapport de soumission où était ladite famille envers El \ Une sorte de synonyme de
semit^V* part., n" 40, 52; cf. 86. Notez la forme ^ai'JD (l Chron. ii,. 9) et les rapports intimes des Calébites et des Jérahmélites.
1. Comparez le XiXaiSoî ou Coleib arabe. Journ. asiat., janv.. 1832, p. 11. I/appelIatiou c cliien de Dieu > est quelquefois prise comme un titre d'honneur par certains musulmans.