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songe plus qu'à faire son exode à tout prix, sauf à regretter le lendemain la paye qu'il recevait et les oignons qu'il mangeait dans ce qu'il appelle « sa maison d'esclavage y> '.
Les choses se passent encore aujourd'hui d'une manière analogue. L'infiltration des Arabes dans la Basse-Egypte se fait sur une grande échelle. L'Arabe reste quelque temps distinct, exempt de la corvée ; puis il est assimilé au fellah et ne se distingue en rien du reste de la population.
Les meilleures raisons portent à croire que l'immigration des Beni-Israël se fit en deux coups^ Un premier groupe d'Israélites fut, ce semble, attiré par les Hittites d'Egypte, pendant que le gros de la tribu vivait dans les meilleurs termes avec les Ilitittes mêmes d'Hébron. Ces premiers émigrés trouvèrent faveur auprès des Hittites égyptianisés de Memphis et de San ; ils se firent des situations très avantageuses, eurent des enfants et constituèrent une famille distincte en Israël. C'est ce qu'on appelait ou ce qu'on appela plus tard le clan des Joséfel ou les Beni-Joseph. Se trouvant bien danS' la basse Egypte, ils appelèrent leurs frères, qui, forcés peut-être parla famine, vinrent les rejoindre