De Rougé, dans la Revue archéoL, juillet et août
2. Maspero, Hist. anc, p. 267, 270. Le rapprochement de ce nom avec celui des Pélasges est très douteux; l'origine crétoise des Philistins, au contraire, est presque certaine. La langue des
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OÙ la race chananéenne était assez clairsemée. Sous Séti II, l'affaiblissement des Pharaons est extrême; l'Egypte ne peut plus rien hors de ses frontières; à l'intérieur, elle est en proie à une sorte de décomposition sociale; les esclaves se révoltent. Dans beaucoup d'endroits, les populations asiatiques qui avaient été amenées prisonnières et condamnées aux durs travaux se déclarèrent maîtresses du pays*. Des bandes entières gagnaient la péninsule sinaïtique, triste pays assurément, mais où, du moins, on échappait au fouet de l'exacteur.
Du nombre des fugitifs furent les Beni-Israël. Les domiciliés du Gosen n'avaient jamais perdu complètement les habitudes de la vie nomade. Les bédouins, tels que les Amalek, qu'ils voyaient sans cesse venir camper aux environs des lacs Amers, excitaient leur envie, et leur apportaient en quelque sorte le vent du désert. Il semble que
Philistins parait avoir été un dialecte gréco-latin. Les rapprochements Akis = Anchises, Goliath = Galeatus et quelques autres encore sont très hasardés. Mais, dans le second volume de cet ouvrage, on essayera de prouver que certains mots grecs et latins existant en héhreu depuis une époque très ancienne, tels que parbar = peribolos, mekéra = [iâxaipa, mokoné = ma~ china, pilcgs = pcllex, liska = >^<i/vi, ont été introduits, à J'époquo de David, par l'influence des Philistins. Voir le portrait type des Philistins, dans Lcpsius, Denkm., III, 211.
1. Diodore de Sicile, I, lvi, 3 et suiv.; Maspero, p. 2G1-262.
ce fut à Pa-Ramsès, où ils étaient entassés pour le travail des briqueteries, que les Israélites formèrent le plan de leur évasion. Les lévis et autres Égyptiens de bas étage qui étaient mêlés à eux, et faisaient plus ou moins corps avec eux, entrèrent dans le complot. Quelques Égyptiens libres, mécontents de la dynastie, purent se mettre dans la bande*. Ce qu'il y a de singulier, c'est que plus tard les Beni-lsraël se firent honneur d'avoir volé les Égyptiens de Pa- Ramsès, en emportant avec eux des objets précieux qu'ils s'étaient fait prêter*.
Que penser de l'homme, devenu colossal parmi les grandes figures mythiques de l'humanité, à qui tous les anciens récits font jouer le rôle principal en ce départ d'Israël ^ ? Il est très difficile de répondre, La légende a entièrement recouvert Moïse, et, quoique son existence soit très probable, il est impossible de parler de lui comme on parle des autres hommes divinisés ou transformés *. Son nom