Maspero, Hist. anc. des peuples d'Or., p. 227 et suiv
2. riâto'jixo; d'Hérodote, II, 158. C'est Tell cl-Maskhoulah. V. Ed. Naville, the Storc-city of Pilhom (Londres, 1885). Un grand nombre de villes de cette région portaient le nom de Patoum. Tell el-Mashkoutah était sûrement le Pa-toum qu'à l'époque des traducteurs alexandrins, on identifiait avec le Pithora de la Bible.
3. Maspero, op. cit., p. 221, 22i, 228-229. i. Maspero, p. 228.
S. Diod. Sic, I, LVI, 2.
LES BËNI-ISRÂËL A L'ÉTAT NOMADE. 157
bus, regardant tout travail comme avilissant, c'était là le comble de la honte et du malheur. Les querelles étaient perpétuelles entre de pauvres gens, qui se prétendaient accablés de travail, et des exacteurs rigides, qui, à chaque réclamation, opposaient l'éternelle réponse que reçoit le travail servile : « Allez-vous-en; vous êtes des paresseux. » Durant le long règne de Ramsès II, toute idée de révolte fut impossible. Mais les grandeurs militaires de ce règne et les constructions extraordinaires qui le signalèrent produisirent leur efïet ordinaire. Les dernières années du Louis XIV égyptien furent marquées par une forte décadence. Le règne de Ménephtah, son successeur, vit le commencement des revers. Des barbares de toute sorte, Gares, Lyciens, Pélasges, Méoniens, Tyrrhènes, Lydiens, Libyens, s'abattirent sur l'occident du Delta, voulant, non pas seulement piller, mais s'établir *. Ménephtah les battit d'abord ; mais ensuite les barbares obtinrent ce qu'ils voulaient. C'est à cette invasion que nous rapportons l'établissement des Philistins' sur la côte voisine de l'Egypte, pays