DOMINATION GARLOV. ET ALLEMAND
fuE&at ses progrès inteliectuelâ et la prospérité qui en était la conséquence ; car en ce temps elle possédait une foule d^esprits éminents, et, par sa culture morale, elle était au premier rang parmi les pays allemands les plus avancés. Soutenus par les empereurs, les couvents suisse» devinrent les foyers de rérudition. Saini-Gall était récolô de toute T Allemagne. EklLehardl^if (973), de Toggembourg, chef de l'école du couvent, et protégé par Otbon le»", cultivait la poésie ; Ekkehard II, son neveu (990), était le savant le plus admiré de son temps; il instruisit la belle duchesse Hedwige d'Allemannie, dans la connaissance des classiques, et Othon le donna pour maître à son fîls. ISotker III (1022) se distingua presque dans toutes les sciences, et surtout dans la philologie et la philosophie ; il connaissait à fond la langue allemande ; il composait dans cette langue et traduisit en aUemand des morceaux choisis de la littérature classique et de la Bible. Son disciple Ekkehard IV (1036), d'abord chef de récûIe de Saint-Gall, puis de celle de Mayence, dirigea de même renseignement de son époque et fut en grande faveur dans la maison impériale ; ravie de son chant, la sosur de Tempereur lui mit un jour son anneau au doigt. Bientôt Saint-Gall ne fut plus le seul foyer de rinatnMV tioa; il eut pour rivaux Reichenau, Constance, et surtout ËîDfiiedelû, qui s'était élevé à Tendroit où saint Meinrad avait souffert le martyre, et qui prospérait, grâce [aux libéralités de la maison ducale d'Allemannie. Un fait important de ce temps, c'est Taccroissement de la popu-* lation allemande; depuis le xi® siècle, on voyait de nombreux Allemands sur le territoire roman; raristocratie rhétique, qui était la classe prédominante, se composait surtout d'Allemands (noms de châteaux allemands, chro-
(i) De Planta, /« Vieille Wtétie, i873.