‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 120 sur 378 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le côte gauche : Anathème à Dioscore ! qu'il soi déposé à son tour 1 Seigneur, vengez-nous ! longues années à Léon ! longues années aux patriarches !

L'innocence de saint Flavien et d'Eusèbe paraissant suffisamment prouvée par ces dépositions, le sénat juge que la suite de la délibération peut être , sans inconvénient, renvoyée à un autre jour, et , en conséquence , il ajourne l'assemblée au lendemain.

Le sbnat : On examinera la foi plus amplement dans la prochaine réunion. Les évéques devront dresser leur confession de foi par écrit, en toute liberté. L'empereur est fortement résolu à ne jamais s'écarter de la croyance contenue dans le symbole de Nicée et de Constantinople, et dans les écrits des saints Pères Grégoire, Basile, Athanase, Hilaire, Ambroise, Cyrille, ainsi que dans la lettre de Léon à Flavien. Puisqu'il est enfin démontré que Flavien, de sainte mémoire , et le pieux évêque Eusèbe ont été injustement condamnés, l'équité exige que, sous le bort plaisir de Dieu et de l'empereur, Dioscore , Juvénal de Jérusalem, Thalassius de Gésarée, Eusèbe d'Ancyre^ Eustathe de Bérythe et Basile de Séleucie, qui ont présidé à cette condamnation inique, subissent la même peine et soient, conformément aux canons, privés de la dignité épiscopale. Tout ce qui s'est passé sera rapporté à l'empereur.

Tous lés évêques du côté gauche : Ce jugement est juste ! Jésus-Christ lui-même a déposé Dioscore , il a déposé l'assassin !

Ils gardent le silence sur les autres.

Les éveques d'Illyrie : Nous avons tous péché, nous demandons tous pardon !

De toutes parts s'élèvent les cris : Vive l'empereur! vive le sénat! vive l'impératrice! La séance, qui s'est

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prolongée fort avant dans la soirée , est levée par ces mots : Completum est, que prononça l'archidiacre Àétius.

Ainsi finit la première action ou session du concile de Chalcédoine.

On remarquera que tous les méfaits , les outrages et les violences exposés dans le récit du brigandage d'Éphèse se trouvent confirmés par la conformité et l'unanimité de toutes les dépositions, même celles invoquées à décharge par Dioscore.

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