CHAPITRE VIII. SOI
de ces actes constate toutes les violences auxquelles Dioscore s'était livré. On lit le passage où il est question de la lâche rétractation de Basile de Séleucie , qui avait rétracté à Éphèse sa croyance aux deux natures après l'union.
Basile de Séleucie : Je ne veux point d'autres témoins. J'ai prié l'évêque Jean de faire corriger ma déclaration émise par la crainte que j'ai eue de vous , ré?érendissime Dioscore ; car vous nous fîtes alors une de violence. Des soldats entrèrent en courant dans * avec des armes , les moines avec Barsumas , les paraboleurs et beaucoup d'autres. Qu'on prenne à serment tous les évêques ; qu'on demande à Auxone l'Égyptien, à Athanase , s'ils ne vous disaient pas ; Non,
seigneur, n'abolissez pas la croyance de toute la terre.
D/qsqorb : Moi , je vous ai forcés?
Basile : Oui , vous nous avez forcés à cette abominationparles menaces de cette grande multitude. Jugez de quelle violence il usait alors , étant maître des affaires, puisque maintenant il trouble tout le concile, quoiqu'il ne lui reste que six personnes ? Je demande <pe tous les métropolitains de Lycaonie , de Phrygie , de Perga et les autres déclarent, sur les saints Évangiles, s'il n'est pas vrai -qu'après la déposition de Flavien, comme nous étions tous consternés, n'osions ouvrir la bouche , et quelques-uns même s'enfuyaient , il se dressa sur ses pieds et dit : Voyez-vous , si quelqu'un ne veut pas souscrire , il aura affaire à moi ! Qu'on prenne à serment Eusèbe , s'il n'a pas été au moment d'être déposé , pour avoir un peu différé de parler !
Onésiphore, évêque d'Icône ; Après la lecture du canon portant que personne ne devait plus faire aucune question touchant la foi, Dioscore dit aussitôt: Faites
venir les notaires. On apporta là condamnation de Flavien et on la lut. Je me levai, suivi d'autres évêques, et j'embrassai ses genoux , disant *. Non , je vous en conjure , il n'a point mérité d'être déposé. Dioscore Se leva de son siège 5 et étant debout sur le marche-pied , il s'écria : Vous vous révoltez contre moi , où sont les comtes? Ainsi nous souscrivîmes par force.
DioscofeE : 11 ment ; j'en demande justice; donnez des témoins !
Marien, évêque de Syûïiâde, s'étant levé , Dioscore l'interpelle : Ài-je dit, en menaçant; Faites venir les comtes?
Marien : Comme il allait prononcer la sentence, je me levai avec Onésiphore, Ntinnéchius de Lâodicée et d'autres-, nous lui tenions les pieds eii disant : Il ne faut pas déposer l'évêque pour un prêtre. Il répondit : Quand on une couperait la langue je ïié dirais pas autre chose. La multitude survint. Nous restions attachés à ses genoux , le Suppliant. Il lâcha cette parole : Où sont les Comtes ? Les comtes entrèrent et amenèrent le proconsul avec des chaînes et une grande foule. Alors chacun de nous souscrivit.
DioscoftE : Je produirai des témoins pour montrer <ju'il n'y a pas un mot de Vrai dans ce que celui-ci vient de dire. Mais Votre Grandeur est fatiguée , faites remettre , s'il vous plaît.
On voit que ces dépositions embarrassent singulièrement Dioscore. Le sénat, sans avoir aucun égard à cette demande intéressée d'un renvoi de la séance, Ordonne de continuer la lecture des actes. Mais il était nuit, et Ton fut obligé d'allumer des flambeaux dans l'église .La lecture des actes est continuée , et l'on arrive à la condamnation de Flavien.