‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 123 sur 378 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

jours. Cependant vous vous assemblerez chez Anatole pour consulter en commun sur la foi et instruire ceux

qui doutent.

Les evéques : Nous croyons ainsi ; personne ne cloute ; nous avons déjà souscrit.

Le sénat : Il n'est pas nécessaire de vous assembler tous; mais, parce qu'il faut éclairer tous ceux qui doutent , l'archevêque Anatole choisira , entre les évoques qui ont souscrit, ceux qu'il croira propres à les instruire.

La séance paraissait finie , quand les évêques d'Illyrie et de Palestine se lèvent et demandent avec instance le pardon pour les chefs du conciliabule d'Éphèse et leur entrée au concile : Nous prions pour nos Pères ; rendez fô Pères au concile-, portez nos prières à l'empereur, nos prières à l'impératrice ! Nous avons tous péché ; qu'on pardonne à tous.

Les clercs de Constantinople : Ils sont peu qui crient-, ce n'est pas le concile.

Le côte gauche : Bannissez l'égyptien.

Les évêques d'Illyrie : Nous avons tous failli ; qu'on pardonne à tous ! Rendez Dioscore au concile -, rendez-le aux églises !

Sans tenir compte de ces interpellations , le sénat dit : Ce qui a été prononcé sera exécuté 5 et la séance est levée.

Dans l'intervalle des séances, des réunions eurent Keu, en effet, chez Anatole. Les légats du Pape, plusieurs autres évêques , et notamment ceux d'Illyrie et de Palestine, y assistèrent. Les principales objections de ces derniers portaient sur ce que , dans certains passages de la lettre de saint Léon , ils voyaient une séparation

au lieu d'une distinction des deux natures. Toutefois , après les explications des légats, ils se déclarèrent satisfaits et signèrent la lettre.

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