CHAPITRE XV
d'Egypte qui se trouvaient dans cette capitale. Celle qu'il adressa au premier concernait principalement Atticus et André. Anatole avait répondu , aux premières représentations de saint Léon à ce sujet , qu'il n'y avait plus aucun motif de sévir contre Atticus, puisque celui-ci lui avait remis un écrit que le patriarche envoyait au Pape et dans lequel il déclarait qu'il n'éprouvait que de la répugnance pour Eutychès. Mais en même temps Anatole avait donné à entendre qu'il n'approuvait en aucune manière l'intervention du Saint-Siège dans les affaires de son clergé. Léon répliqua que la déclaration d' Atticus n'était nullement satisfaisante pour rendre d'autres démarches auprès de lui superflues ; elle ne répondait à rien et laissait à Atticus toute liberté de suivre l'hérésie d'Eutychès.
Au clergé , le Pape écrivit qu'il ne devait pas souffrir qu'aucun d'entre eux fût infecté des erreurs d'Eutychès et de Nestorius, et qu'au besoin il devait s'adresser à l'empereur ; il fallait absolument qu' Atticus et André se rétractassent ou qu'ils fussent destitués.
Le 17 août 458, les deux évêques Domitien et Géminien , choisis pour légats par saint Léon , partirent de Rome pour se rendre à Constantinople.