‹ Histoire du pontificat de S. Léon-Le-Grand et de son siècleChapitre 296 sur 378 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ivoni le bonheur de persévérer dans son Amour et La confession de son nom, en lui et par lui, nous rons le monde comme il l'a vaincu pour nous, et recevrons de ses mains le prix qu'il a promis aux eurs qui lui sont fidèles. Ainsi , soit que dans la |ue de ses commandements nous ayons des diffis à surmonter, soit que les adversités de cette vie îent éprouver notre patience , n'oublions jamais la que le Père céleste fait retentir à nos oreilles , lors* * dit : Celui-ci est mon Fils bien+aimé en qui foi toute mon affection; écoutel-le* C'est lui qui vit et e aVerc son Père et le Saint-Esprit f dans tous les es des siècles. Ainsi soit-il (1).

coûtes avec quelle science et quelle lucidité il fait le eau des hérésies qui , jusqu'à son temps , avaient que 1* intégrité du dogme de l'Incarnation :

}ue la foi catholique, mes chers Frères, méprise ic les cris impuissants et les erreurs des hérétiques , l , trompés par la vanité de la sagesse mondaine , ont iconnu la vérité de l'Évangile ! Hélas ! parce qu'ils ne uvaient comprendre le mystère de l'Incarnation du rhe , ils ont trouvé la matière de leur aveuglement us la source de la lumière qui devait les éclairer. Si >us entrons dans le détail de leurs fausses opinions, ême de ceux qui ont nié la procession du Saint-Esprit, resque aucun d'eux ne s'est égaré que pour n'avoir pas

(l) HoflgUcivr la TrantOgitriiba de Notre-Sefgtunr Jéuti-Chritt.

voulu reconnaître en Jésus-Christ la vérité de deux natures dans l'unité de personne. Les uns ont cru qu'il n'y avait que l'humanité dans la personne du Seigneur; les autres n'y ont reconnu que la Divinité ; d'autres ont dit qu'il n'avait pris qu'un corps fantastique, mais qu'il était vraiment Dieu ; d'autres ont avoué qu'il avait pris un corps véritable, mais ils niaient qu'il fût consubstan* tiel à son Père. Attribuant a la Divinité ce qui ne convient qu'à sa nature mortelle, ils se sont figurés un Dieu plus grand ou plus petit, selon leur caprice, quoiqu'il ne puisse y avoir de degrés inégaux dans la Divinité, puisque tout ce qui est au-dessous de Dieu n'est point Dieu. Il y en a qui ont reconnu qu'il n'y avait point de différence entre le Père et le Fils , et , parce qu'ils ne pouvaient comprendre l'unité de la Divinité en admettant la distinction des personnes, ils ont soutenu que le Père était le même que le Fils, et que tout ce qui est dit de la naissance, de la nourriture, des souffrances, de la mort , de la sépulture et de la résurrection du Fils. qui unissait dans sa personne l'homme et le Verbe, devait se rapporter également au Père. Quelques-uns oui cru que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était point de même substance que les nôtres, mais qu'il avait été formé d'éléments supérieurs et plus subtils ; d'autre> se sont imaginés que la chair de l'Homme-Dieu n'avait point été animée d'une âme comme la nôtre , et que'* Divinité du Verbe en tenait la place. L'égarement A ceux-ci consiste en ce que , reconnaissant une âme en t personne du Seigneur, ils disaient qu'elle n'avait po,G'

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