CHAPITRE VI
ni ses infirmités ne Font empêché de faire ce voyage.
Presque tous les évêques avaient amené des notaires pour rédiger ce qui se dirait au concile; Dioscore les chassa tous , à l'exception des siens , de ceux de Juvénal et d'Érasistrate dont il avait pris soin de s'assurer. Les actes de ce concile ne nous apprennent donc que ce qu'il a convenu à Dioscore de laisser écrire. Mais ils suffisent pour le condamner.
Jean , prêtre et primicier des notaires d'Alexandrie y remplit les fonctions de promoteur. Il se lève , et après avoir dit le sujet du concile, il donne lecture, par ordre de Dioscore , de la lettre de l'empereur pour la convocation du concile.
L'évêque Jules, légat du Saint-Siège : Notre saint Pape Léon a été appelé en la même forme (1).
Le diacre Hilaire : Notre empereur très-chrétien a appelé par ses lettres notre bienheureux évêque Léon pour assister au saint concile, et Sa Sainteté l'aurait fait s'il y en avait quelque exemple. Mais vous savez que le Pape n'a assisté, ni au concile de Nicée, nia celui d'Éphèse , ni à aucun autre semblable ; c'est pourquoi il nous a envoyés ici pour le représenter, et nous a chargés de lettres pour vous, que nous vous prions de faire lire.
Parmi ces lettres , l'une avait été écrite par le Pape spécialement pour le concile en ces termes :
« Léon , évêque , au saint synode qui s'assemble àEphèse.
« La religieuse foi du très-clément prince, sachant qu'il est sérieusement de sa gloire qu'aucun germe d'erreur
(1) Les envoyé» du Pape , Jules et Hilaire, parlaient en latin ; Floremius, évêque de Lydcs, leur servit d'interprète.
pa surgisse dans l'Église catholique , a déféré ce respect aux institutions divines , que, pour effectuer une sainte disposition , il a eu recours à l'autorité du Siège apostolique , il a désiré que le bienheureux Pierre déplarât lui-même , en quelque sorte , ce quj a été ^P11^ daps sa confession- Lorsque Je Sjeignpur dpqiapd^ : Que disent les hommes qui je suis , moi 7 le Fils de l'homme ? Les disciples rappelèrent les opinions diverses à ce sujet. Mais quand il leur fut demandé ce qu'ils croyaient euxmêmes , le prince des apqtres , embrassant la plénitude de la foi en peu de mots , répondit : Vous êtes le Christ, fils du Dieu vivant j c'est-à-dire, yqus qui çtes vraiment le Fils de l'Hopime 5 ypu§, Je uiême, vous êtes vrairopat le Fils du Dieu vivant 5 vous, dis-je^ véritable (laps, la divinité , véritable dans la chair, et conservant \$ propriété d'iirçe double flature , vpu§ êtes un aveG l'une et l'autre. Si Eutychès le croyait avec intelligence et vivacité, il ne s'écarterait point du sentier de cette foi. C'est à cause d*elle que le Seigneur répondit : fu es heureux, Simon , fils de Jona y car ce n'est pas la chair et ]e sang qui t'ont révélé cela ^ mais mpp Père qui e§t %\\ ciel. Et moi aussi je te dis ; T^| e? Pierre , et çuF cette pierre je bâtirai mon Eglise , et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Celui-là s'éloigne par trop de l'ensemble de cet édifice, qui ne reçoit pas la confession du bienheureux Pierre, et qui contredit l'Évangile du Christ, montrant par là que jamais il n'a eu aucun zèle pour connaître la vérité , et que vainement il a paru respectable , lui qui n'a orné les cheveux blancs de la