‹ Histoire du Prieuré de Saint-Lô de RouenChapitre 29 sur 78 · SAINT-JEAN DE LA NEUVILLE · texte numérisé non relu

SAINT-JEAN DE LA NEUVILLE

Villa Sancti Johannis de NovaviUa, 1232

Nous n'avons trouvé de renseignements au sujet des droits que pouvait avoir le prieur de Saint-Lô sur cette paroisse que dans l'arrangement fait entre les prieurs de Saint-Lô et

(i) Abbé G)chet, Églises dt Varr. du Hwrt, 2* vol., p. 308.

de Beaulieu en 1232, dans lequel il est dit qu'une contestation s' étant élevée à cette époque entre les deux monastères sur la question de savoir auquel des deux appartenait le droit de nommer à la cure de Saint-Jean-de-la-Neuville et d'en toucher les revenus, la question fut soumise à l'arbitrage de l'archevêque de Rouen et de l'évêque de Coutances, lesquels, par un arrangement accepté des deux parties, obligèrent les religieux de Beaulieu à payer à ceux de Saint-Lô une somme de quatre-vingts livres, et, ^e plus, une rente annuelle de soixante sous tournois, moyennant quoi le prieur de Saint- Lô ne pourrait à l'avenir rien réclamer autre chose, tant au spirituel qu'au temporel. Ils furent donc, à partir de ce moment, obligés de renoncera nommera la cure de Saint-Jeande-la-Neuville, privilège qui resta au prieuré de Beaulieu. Saint- Jean-de-la-Neuville dépendait de l'archidiaconé du Grand-Caux, doy. de Foville, et comptait 99 feux, suivant le pouillé de 1738. C'est aujourd'hui une commune du canton de Bolbec, arr. du Havre; 515 habitants.

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