CHAPELLE SAINTE-MARGUERITE DE BEAUMONT
Chapelle de Beaumont-sous-Vattetot, 1513. Chapelle de Sainte- Marguerite-de-Vadetot-sous-Beaumont , 1 648 .
Suivant les titres que nous avons déjà cités (i), les reli-^ gieux de Saint-Lô avaient le droit, comme seigneurs de Bréauté, de nommer à la chapelle de l'ancienne léproserie de Beaumont, village situé dans le voisinage. Cependant se trouvait-elle sur le territoire de Bréauté ou sur celui de Vattetot? Dom Toussaint Duplessis (2) nous l'explique en disant que dans les registres de l'archevêché elle est désignée comme appartenant tantôt à l'une, tantôt à l'autre de ces paroisses. H en est de même pour le nom delà chapelle qui
(1) r, p. just., Lxvm.
(2) DescriptioH de la Hauit-Normandie, i*' voL
est appelée indistinctement Sainte-Marguerite, Sainte-Madeleine, ou même Notre-Dame, Nous rappellerons, nous, Sainte-Marguerite-de-Beaumont, parce que c'est sous ce vocable que nous la voyons figurer dans les pièces de notre fond.
Cette chapelle fut longtemps régulière à la collation du prieur de Saint-LÔ. Ce fut encore un régulier qui la desservait en IS97> n^^îs depuis cette époque il n'y eut plus guère en titre que des séculiers.
Le bénéfice simple, ou chapelle de Beaumont-lez-Bréauté, nous dit le curé Avisse, dans son état des bénéfices de SainhLô, vers 1636, possédé par un prêtre séculier qui réside à Paris, peut valoir de revenu annuel (le chiffre est resté en blanc), à charge de faire célébrer quelques messes (i).
En 1648, tout le revenu dépendant de la chapelle de Sainte-Marguerite fat donné à ferme, avec la coupe des haies et Tébranchage des arbres sur les fossés, au curé de la paroisse de Bréauté, à charge pour lui de payer les rentes seigneuriales, de faire célébrer la messe tous les samedis de chaque semaine en la dite chapelle, et en outre de payer la somme de quatre-vingts livres par chacun an.
Ce bénéfice paraît avoir été enlevé aux religieux et donné à l'hôpital du Havre, par une ordonnance de Louis XIV en 1669 (2). Dès lors, ce fat le roi qui nomma à la chapelle, comme administrateur de tous les hôpitaux, léproseries et autres lieux pitoyables du royaume, qui ne sont au patronage d'aucun évêque, seigneur ou communauté. Le roi nommait donc à ladite léproserie en obligeant le titulaire « à régir, gouverner et administrer, comme un bon et loyal adminis-
(i) V. p. just., LXXXV.
(2) F. Dom Toassaint-Duplessis, ^ol. H, p. 371.
trateur doit et est tenu de nourrir et entretenir les pauvres mallades qui seront dans la chapelle et d'y célébrer ToiEce divin. »
On trouve, dans une intéressante brochure publiée par M. Alphonse Martin, quelques curieux renseignements sur ce sujet, que nous sommes heureux de pouvoir reproduire ici :
« La chapelle était placée primitivement sous lé vocable de Sainte-Marguerite, mais en 1692 elle est désignée sous le titre de Sainte-Madeleine. Elle était à la présentation du prieur de Saint-Lô de Rouen. Jean Le Peltier en avait . été pourvu à la fin du xvi* siècle par M. de La Brosse^ aumônier du roi, titulaire de ce prieuré. La métairie des lépreux consistait en un herbage édifié de quelques bâtiments et de la chapelle qui existaient encore en 1700. La superficie de cet établissement était de 13 hectares au xvi* siècle. Au xvii% le revenu se montait à 200 livres. A cause de ces biens^ la léproserie devait chaque année, à titre de redevance à la seigneurie du Tôt, une paire d'éperons blancs, d'une valeur de 2 sols 6 d. et 15 deniers de rente. François Gougeon, prètrebénéficier de l'hôpital de Paris, qui était en possession de la léproserie de Vattetot en 1672, en fit la remise le 26 août 1673 ^"^ administrateurs de Tordre de Saint-Lazare. La chapelle a été démolie en 1702 sur la demande des administrateurs de l'hôpital du Havre, adressée à l'autorité ecclésiastique » (i).
C'est ainsi que les chapelles, où les malheureux lépreux allaient chercher quelque consolation à leurs cruelles souffrances, ont presque toutes disparu comme le mal qui avait nécessité leur établissement.
(i) Glanes sur le Havre, par M. Alphonse Martin, v» Glane, p. i88.
DOYENNÉ DE FAUVILLE
RAFFETOT
Rafetot, II 84. Raphetot; sans date.
Sainte-Anne, ou la Sainte- Vierge
La bulle du pape Luce m, reconnaissant en 1 184 aux religieux de Saint-Lô la propriété de leurs biens et revenus (i), nous apprend que déjà à cette époque ils possédaient l'église de RafFetot avec toutes ses dépendances. Elle leur avait été donnée par Robert Caltot, seigneur de Raffetot, ainsi que la chapelle élevée dans la cour de son manoir féodal, avec les dîmes de son fief de Haubert (dâ feudo lorice sue), et celles qui composaient le revenu de la chapelle, à charge pour les religieux de réparer et entretenir en bon état cette chapelle, et de la munir de livres, ornements et autres choses requises et nécessaires pour y célébrer l'Qffice divin, aux deuxième, quatrième et sixième dimanches de chaque mois. En outre, lorsque le prieur nommait un desservant à la cure, il devait l'envoyer devers Robert de Caletot pour lui demander aide et protection (2).
Cette donation, confirmée par Rotrou, archevêque de Rouen, le 5 juin 1 177 (3), le fut encore quelques jours plus tard par Robert, doyen du chapitre de la cathédrale.
Le fils de Robert Caletot, en renouvelant la donation déjà faite par son père, y ajouta la remise de 30 s. de rente que le couvent était obligé de lui faire />rt? servicio stw (4).
(1) V. p. just., xxm.
(2) r. p. just., xvii.
(3) V. p. just., xviic.
(4) F. p. just., XVII a.
A peu près à la même époque, Guillaume de Bellefosse, Willelmus de Bellafossa^ du consentement de ses deux fils, leur accorda également toutes les dîmes du fief qu'il avait à Raffetot, avec une acre de terre (i).
Enfin, plusieurs chartes non datées, mais dont l'écriture accuse la fin du xni* siècle, nous apprennent qu'un certain Robert de Sancia Sorratione donnait à cette époque, en présence et avec le consentement de son fils aîné, tous les revenus qu'il avait à recevoir en la paroisse de Raffetot, sur le fief de Robert de Normanyille.
En ratifiant cette donation, Hugues Talbot renonça luimême en faveur des religieux à dix sous de rente que lui devait le monastère du Mont-aux-Malades (2).
Le premier jour d'août 1305, un long procès fut entamé entre les religieux et Pierre de Canouville, escuier, sieur de Raffetot, au sujet d'une portion des dîmes de la pai-oisse sur lesquelles il fit arrêt, prétendant que la chapelle n'était pas convenablement réparée ni les ornements entretenus.
Après trente-cinq ans de procédure, pendant lesquels le sieur de Raffetot put jouir tranquillement des dîmes de la paroisse, en faisant, suivant les reproches à lui adressés, « traîner le procès en suscitant toujours de nouveaux incidents par toutes sortes de subterfuges de lois et mauvais vouloir, » les religieux commençaient à s'ennuyer de plaider et demandaient en suppliant que leur affaire îtix, enfin mise au rôle. Ds disaient pour leur défense que c'était le seigneur de Raffetot qui devait réparer la chapelle et entretenir les ornements, parce que cette chapelle était bien véritablement la sienne.
(i) r. p. jost., xvn h
(a) V. p. just, LIV-LIV OrUV h
Le seigneur, lui, prétendait que la chapelle, avec les dîmes de la paroisse, avaient été données à Saint-Lô, par charte authentique, il est vrai, mais à charge de l'entretenir et d'y célébrer des messes ; que les religieux voulaient bien prendre le revenu, mais ne consentaient pas à Êiire les réparations; que si cette chapelle lui appartenait, ainsi qu'on le disait, il pourrait la démolir et l'enlever ailleurs, ce qui lui serait défendu de faire ; que cette chapelle n'était pas régie par lui; .que ce n'était pas lui qui dirigeait le ser\nce divin, qu'il y va souvent à la messe, mais que cet acte ne lui donne pas plus de droits qu'aux autres paroissiens qui ont « un peu de vénération et dévotion pour M. Saint-Nicolas, le patron de la chapelle ». Il résulte de l'aveu même des religieux et des chartes qui font mention de la donation que la chapelle était fondée avant la concession, et que cette concession n'a pas été faite, sans donner en mèmie temps les dîmes ou autre revenu, pour assurer l'entretien du bâtiment et le service des messes; qu'il n'est pas du tout vrai, comme les religieux l'ont avancé, que « le tout était approprié à l'usage du dict chevalier; qu'il n'est pas vrai honneur gardé que le dict chevalier y tienne bestes ne le chariot de la dame sa femme
n'est aussy vrai honneur gardé que la dicte chapelle faict closture a la court du dict chevalier et ce prepve le contraire ad oculum, pour ce quelle est située et assise a demy get d'arc loing ou plus de la motte close de murailles et fossés sur laquelle est assis le manoir seigneurial dudict chevalier^ mais est ladicte chapelle assise loing et deriere les granges et maisons faisant la clôture de la basse-court dudict manoir
seigneurial au long du grand chemin entre les quelles
granges et maisons et la dite chapelle est un beau grand jardin honneste, que la dame femme du dict chevalier y a
fait &ire et clore puis environ vingt ans pour garder que les bestes brustes ne puissent tournyer ne aller autour d'icelle chapelle faire leurs emondices ainsy que tout se peult veoir
a leul La dicte chapelle est bien ecclésiastique et non
privée comme dessus est dict. En laquelle y a chancel que plusieurs gens vivants ont veu voulte de pierre dont laparence y est encore. Ensemble nef en laquelle y a deux autels de pierre et audict chancel ung qui sont troys par tout comme auroit en une parroisse. Le tout de grand et spacieux ediffice pour chappelle autant ou plus que plusieurs églises parroissiales de lenviron dont aucunes des cures vallent cent livres ou mieux et en laquelle chappelle tous les ans le curé de Raffetot ou son vicaire de toute ancienneté accompagné de tous les parroissiens de ladicte parroisse le jour du Sainct Sacrement apporte le corps de Notre Segneur en grand devocion et révérence et y disent luy et les autres prebtres estant en la procession les heures canonialles... ensuit y viennent a rogacions les paroissiens de plusieurs parroisses voisines par quoy fault bien que la dicte chapelle soit grande et spacieuse. »
Enfin, ledit chevalier oflfrait de prouver que s'il avait jamais commandé quelques réparations en la chapelle, fait dire des messes ou fourni des luminaires et autres choses nécessaires, elles lui ont toujours été comptées en défalcation de la somme qu'il devait aux religieux, tant pour les dimes de la paroisse que de son fief personnel (i).
Nous ne savons pas au juste quelle fut la fin de ce long
(i) On voit encore en la commune de Lintot, près Raffetot^ le manoir du Sire de Calletot et la chapelle dont il est ici question. L'un et Tautre paraissent dater de la fin dn xv* siècle et font partie des dépendances d'une ferme. Nous donnons en tête de ce volume, la vue du manoir, tel qu'il existe aujourd'hui.
téo
procès. Cependant, comme nous n'avons pas trouvé dans les titres conservés Tarrêt qui dut le terminer, nous croyons pouvoir en conclure qu'il ne fut pas favorable aux religieux.
Mais les contestations à RafFetot n'étaient pas encore finies. A peine ce dernier procès était-il terminé, que le curé, à son tour, maître Pierre Jourel, doyen de la paroisse de Notre-Dame de RafFetot, mit en cause les prieur et religieux du couvent, pour se voir adjuger toutes les grosses dîmes de la paroisse, ou au moins pour avoir le droit de prendre sur elles une portion congrue, suffisante pour le mettre dans une situation convenable, suivant son état.
Pourarnver à ce résultat, il présenta, en 1372, devant l'official de Rouen, une requête dans laquelle, après s'être plaint amèrement de la position qui lui est faite, il dit, pour appuyer sa prétention, qu'il est curé titulaire canoniquement pourvu ; que depuis sept à huit ans il a toujours joui des droits, prérogatives et privilèges de cette paroisse, moins toutefois des grosses dîmes; qu'il réside au presb3rtère de la paroisse, y célèbre le service divin, administre les sacrements, etc. QjLie la cure de RafFetot est difficile à desservir et de très grande charge pour le curé « estente comme de demye lieue ou envyron, contenant troys hameaux séparés et loingtains de l'église charge de grand nombre de paroissiens jusques a troys à quatre cents communiants pour raison duquel (bénéfice) aussy est tenu comparoir aux sennes calendes (i) et visitations de l'archydiacre », de payer les droits épiscopaux, les décimes royaux et autres dépenses, qui se montent à trente livres, et que le bénéfice, une fois les charges déduites, ne peut pas lui rapporter plus de cinquante livres, parce que les religieux et leurs fermiers ont toujours
(i) Assemblées ecclésiastiques à certains jours de fêtes.
pris et usurpé sans titre tout le dîmage de la paroisse, sans y exercer aucun service divin ni donner aucun aide au curé, à qui reste toute la charge, tandis que les dîmes valent bien 250 1. par an.
Les religieux, de leur côté, prétendaient que de temps immémorial ils étaient patrons et curés de Téglise de Raffetot, qu'ils présentaient à Monseigneur l'archevêque un vicaire perpétuel pour desservir l'église lorsque la cure était vacante, et que, de tout temps aussi, ils avaient joui des dîmes pour subvenir à la nourriture et entretien du prieuré, sans aucune contradiction de la part des vicaires perpétuels qui se sont toujours contentés du reste des dîmes de la paroisse, hormis les grosses dîmes. Ds nient positivement qu'il y ait jamais eu de curé titulaire canoniquement pourvu, et qu'il ait jamais été pacifique possesseur de la cure. Le bénéfice, du reste, est bieiK suffisant pour faire vivre un vicaire, car l'un d'eux. M* Olivier Quilbeuf, en 1550, résigna ledit bénéfice à un successeur, se réservant pour lui-même une pension de trente livres. Si le bénéfice n'eut pas été convenable, le successeur n'eût pas consenti à payer cette charge.
L'Official ordonna une enquête ; des témoins furent entendus qui déposèrent des mêmes faits que le curé, ajoutant qu'il remplissait exactement ses devoirs de bon pasteur en visitant les malades, annonçant la parole de Dieu, administrant les sacrements, etc., etc., et que le baise-main ou oSctIq ne pouvait pas lui rapporter plus de vingt sous par an. Tous les témoins sont d'accord sur ces détails et sur ceux rapportés par le curé.
Malgré tous les faits allégués, malgré tous ces témoignages, les religieux furent maintenus en possession des dîmes. Dans l'exploit de signification de la maintenue, il est
dit que le roi fait « defFenses de troubler ny empescher en aucune manyèrc les fermyers des dicts rellîgieux, prieur et couvent de Saint -Lô, en la perception des grosses dîmes de la parroisse de Raffetot sur paynne de lamande. »
Le dénombrement des revenus du prieuré, présenté à Louis XI en 1462, nous fait connaître ce que possédaient les religieux dans la paroisse à cette époque : « Item, en la vicomte de Caudebec au bailliage de Caux leur appartient le patronage de la cure de Raffetot, avec plusieurs masures et terres tenues des ditz religieux dont ils ont la court et usage et y prennent rentes en argent, reliefs, treizièmes et toute autre droicture qui a basse justice appartient et sont de la hautte justice de l'archevesque de Rouen pour ce que cest omosne croisée (i). Item, ils prennent toutes Jes grosses dismes de la dicte paroisse de Rafetot et en sont tenus faire célébrer toutes les sepmaines trois messes en la chapelle du seigneur dudit lieu de Raffetot » (2).
La cure, suivant l'état des bénéfices dressé par le chanoine Avisse au commencement du xvii*^ siècle, étkit estimée à 900 l. (3), et les dîmes payables en « trois termes, Saint- Audricu my caresme et Pentccoste », rapportaient 250 1. par an (4).
Dans le partage fait avec Tabbéde Gorde§, en 1647, et dans un bail de tout le temporel du prieuré de Saint-Lô fait par
(i) On distinguait au moyen âge deux sortes d'aumône. On appelait tenure en franche aumône celle qui n'imposait au tenancier aucune obligation temporelle ou foncière. La tenure par service divin ou croisée était assujettie à certains de* voirs déterminés, comme de célébrer un office pour les défunts, ou de fairt aux pauvres une distribution à certains jours.
(2) V. P. just., LXIX.
(j) V. P. just., LXXXV.
(4) V. P. just., LXXXVI.
Joseph de Gasq, abbé commendataire, en 1788, on trouve que le revenu de la propriété de Raflfetot entrait dans le prix total pour une somme de 3,010 1.
En 1606, le clocher de Téglise menaçait de tomber en ruines et demandait de promptes réparations. Les paroissiens prétendaient que ce travail regardait les décimateurs, parce que la tour précédait directement le chœur; qu'elle n'était séparée de lui par aucune clôture et qu'il n'y avait pas d'autre porte pour y entrer.
Une enquête eutlieu, et plusieurs curésdu voisinage, consultés à ce sujet, affirmèrent « que la tour du clocher de la paroisse qui est size entre le chanseau et la nef et au-dessus du crucifix est et a esté de touts temps entretenue tant de grosses que menues réparations et réedifications par les parroissiens depuis les fondements jusqu'à la couverture ».
Sur cette attestation on dépensa 1,886 1. pour la reconstruction de la tour et quelques réparations peu importantes à l'église. Cette somme fut payée par les paroissiens au moyen d'un impôt (une assiette), prélevée sur le bien-fond, a à raison de 2 1. par chacune acre sans comprendre les terres possédées par ceux de la religion prétendue. »
Raffetot était une paroisse dépendant autrefois de l'archid. du Grand-Caux ; doy. de Fauville; vie. de Caudebec; bail, de Caux, valant du temps d'EudeRigaud xxnil. avec mi.xx communiants.
C'est aujourd'hui un village de 640 hab., arr. du Havre, cant. de Bolbec.
« L'église Notre-Dame de Raffetot est située dans une des plus belles plaines du pays de Caux. Elle a conservé quelque chose de châtelain dans sa structure et dans ses
décorations; elle ne manque ni de grandeur dans son ensemble, ni de richesse dans ses détails (i). »
On peut remarquer dans le chœur fort intéressant de l'église, au-dessus des stalles, quatorze médaillons en bois sculpté, style Renaissance, représentant les douze apôtres, accompagnés d'un homme et d'une femme rappelant sans doute la figure des donateurs. On a placé au-dessus de ces derniers les trois Vertus théologales, peut-être comme un hommage de reconnaissance rendu à leur mémoire et à leur mérite.
Au bas de la nef, le baptistère en pierre, artisten\ent travaillé sur ses six faces, porte la date de 1607 et représente différents sujets de la vie de Notre-Seigneur : l'Annonciation, la Naissance, la Circoncisiony l'Adoration des Mages, le Sap- Urne de Jésus.
Le donateur, messire Charles de la Roverye, ancien curé de Raffetot, a voulu laisser un souvenir de sa générosité en faisant graver son écusson sur ce curieux morceau de sculpture.
On trouve aussi des fragments d'écussons dans les verrières.